ROLEPLAY - Ryzom Community Forum https://app.ryzom.com//app_forum/ Wed, 17 Aug 2022 17:25:18 +0000 ryApp::FeedBuilder 15 ROLEPLAY - Ryzom Community Forum https://forums.ryzom.com:443//images/rz_ryzom_logo-144x47.png https://app.ryzom.com//app_forum/ <![CDATA[Family meal]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/19571/9#207086 Tue, 16 Aug 2022 20:00:12 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/207086 S’arrêter devant la porte.
Vérifier sa tenue. Respirer lentement.
Rituel habituel du holeth midi.

Avec cette fois deux changements d’importance.
Le premier ne se voyait pas. Mais Copal en sentait pourtant le poids depuis la dernière Chambre des Nobles.
Il faisait désormais partie de l’élite de la société matisse.
Lui le gratte-papier était désormais Noble du Royaume.
Il ne s’y faisait pas. Pas encore.

Le deuxième se trouvait à ses cotés. Il n’en revenait pas vraiment non plus.
Serae Liosta lui sourit un encouragement.

Il ne pouvait pas décemment ne pas la présenter à ses parents.
Alors que la moitié de leurs connaissances au moins était au courant.
Alors qu’elle lui avait présenté sa mère à elle. Chose bien plus difficile.

Il leur avait fallu aller dans les Lacs pour ça.
La Tryker avait paru sincèrement heureuse de voir sa fille. Et même que celle-ci épouse un Matis.
Mais il y avait eu une tension entre elles.
Et le reste des Trykers du bar avait été à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre de Trykers dans un bar.
Au moins ne l’avaient ils pas traité d’esclavagiste.
Copal se força à se calmer. Et à revenir à l’instant présent.

Présenter sa fiancée à sa mère.

Copal prit une inspiration profonde.
La main de Serae Liosta délicatement posée sur son bras, il frappa à la porte.


Alors qu’elle semblait détendue jusque là, ces coups firent tressaillir Liosta et Copal put sentir un léger tremblement dans sa main.

De son éducation tryker, elle avait gardé le goût de la famille et elle désirait plus que tout se faire admettre voire apprécier par les parents de son fiancé.
Elle vivait à la cour depuis ses 19 ans. Elle connaissait les intrigues, les commérages. Sous l’oeil bienveillant de la Karae, elle avait appris à se montrer digne de son rang et passer outre les mauvaises langues.

Mais là.

Elle ne voulait pas de ces relations formelles et superficielles. Elle voulait qu’ils l’aiment, elle, pas la dame de compagnie de la Karae.
Et elle n’était que la fille d’une tryker et d’un matis depuis trop longtemps disparu.

L’anxiété de Copal étant palpable, elle se ressaisit et, tandis que la porte s’ouvrait, elle mit sur ses lèvres son sourire le plus sincère.



Sourire à sa mère qui ouvre la porte.
Constater qu’elle porte sa plus belle tenue de fête. Impossible de ne pas le remarquer.
Copal s’y était attendu.

Il s’était moins attendu à voir son père debout à coté d’elle. En grand uniforme.
Ce holeth midi promettait vraiment de ne pas être comme les autres.

Difficile d’embrasser sa mère sans lacher le bras de sa fiancée.
Voilà bien un détail auquel Copal n’avait pas pensé.
Il salua sa mère d’un sourire. Et se figea lorsqu’elle plongea dans une révérence.
Il sentit Serae Liosta tressaillir à son bras.

« Lumnimae ? »
Copal tendit sa main libre pour relever sa mère. Mais elle se redressait déjà.
« Tu es quelqu’un d’important maintenant.
– Mais je suis toujours votre fils. »

Il chercha le soutien de son père. Après tout ce que le vieux garde avait pu dire sur la carrière de son fils. Surement qu’il n’allait pas se laisser impressionner.
Mais son père semblait prêt à se mettre au garde-à-vous.

La situation devenait trop surnaturelle pour Copal.
Il préféra se rabattre sur les quelques mots qu’il avait préparés.
« Valyenimae, Lumnimae, je vous présente Serae Liosta Be’Zephy. Ma fiancée. »

Serae Liosta s’inclina avec une grâce exquise. Sans bouger la main sur son bras.
Elle était bien plus douée que lui pour ce genre de choses.

Cela ramena au moins un semblant de naturel dans le comportement de sa mère.
Qui sourit et prit les mains de sa future bru pour lui souhaiter chaleureusement la bienvenue.
Et l’entrainer vers l’intérieur de l’appartement en posant une multitude de questions dont elle n’attendait pas les réponses.


L’attitude cérémonieuse des parents de Copal avait crispé Liosta.
Mais force était de constater que ce n’était pas sa présence mais bien l’anoblissement de Copal qui en était la cause.
Elle était vraiment très heureuse de ce geste du Karan qui était plus que mérité mais elle n’aurait jamais cru que cela allait prendre une telle proportion.

Le babil incessant de Sirgia Piri donna du temps à Liosta pour se remettre du choc et préparer l’offensive de charme qu’elle comptait bien mettre en œuvre.

« Votre Habit-arbre est magnifiquement décoré ! Savez-vous que Copal ne m’a jamais fait visiter le sien ? Tout cela est si délicat, Sirgia. Je peux vous appeler ainsi n’est ce pas ? Je suis tellement heureuse de retrouver ici une famille unie. » Liosta sourit à Copal qui était resté quelques pas en arrière avec son père. « Et d’en faire bientôt partie. Et moi je serai Liosta tout simplement. C’est une fleur qui pousse dans les Lacs. Elle est très colorée et les trykers la ramassent pour fleurir leurs appartements. Rien ne peut se comparer aux beautés du Jardin Majestueux, bien sûr. Si vous voulez nous irons ensemble nous promener et cueillir quelques bouquets pour encore plus mettre en valeur ces vases. » Liosta baissa la voix. « Et nous les laisserons parler politique autant qu’ils veulent. »

Cette avalanche prit la mère de Copal de court. La Karae avait souvent cet air un peu dubitatif en écoutant Liosta. Elle appelait cela « son enthousiasme de tryker ».

Liosta fit quelques pas en direction de la salle à manger pour gentiment laisser le temps à sa future belle-mère de se reprendre.



Copal profita que les deux homines s’avançaient dans l’appartement pour prendre son père à part.
Son attitude le déconcertait. Il semblait mal à l’aise alors que Copal ne l’avait jamais vu autrement que sur de lui.

« Je n’ai pas changé Valyenimae.
– Tu es noble maintenant.
– Mais je n’ai pas changé. »
Son père fixait un point loin devant lui. Copal avait la nette impression qu’il ne l’écoutait pas.
« Et les nobles commandent l’armée du Karan. »

Copal se sentit béer stupidement.
Lui ? Commander une armée ? Ou même une poignée de soldats ? Voire seulement donner des ordres à un garde municipal ?

Oh.

Un silence lourd s’installa.

La conversation légère des homines leur parvenait de l’autre pièce.

Copal déglutit péniblement.

« Seulement les Hauts Nobles. Et sinon le Karan enverrait la Maîtresse d’Armes ou un membre de l’Ordre Alkian en cas de besoin. »
Copal l’espérait avec ferveur.

Mais son père accepta ses assurances.
« Un Haut Noble. Sil. Bien. Ce n’est pas que je veuille te manquer de respect. »
Copal se força à accepter le commentaire avec un hochement de tête digne.
Son père retrouvait un certain équilibre. C’était l’essentiel.
Peu importait si le respect n’avait pas précisément fait partie de leur relation jusqu’à récemment.

Les homines les attendaient pour passer à table.
Ils les rejoignirent dans un silence raisonnablement apaisé.


Liosta ne se fit pas prier pour déclamer la traditionnelle prière à Jena. Il y avait tant dont elle devait la remercier.
Et le repas ne fut pas assez long pour parler du mariage.
Celui du Karin.


Poser la main sur le bras que lui tend Copal tout en saluant gracieusement la maitresse de maison pour la remercier.
Prendre congé gravement du vieux garde.
Repasser la porte au bras de Copal.
Futur rituel du Holeth Midi.
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Copal
<![CDATA[Album Secret du Désert Ardent]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32187/9#207057 Sun, 14 Aug 2022 16:44:09 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/207057
Hetyllic est un tryker au petit bedon bien rebondi par les années passées à goûter la bière brassée par sa guilde, les célèbres Brasseurs d'Oflovak. On dit qu'il fut initié au culte du Grand Glouglou par le légendaire Carolus Dunkel, qui lui appris les secrets du tonneau des Dames à Ivres.

Les cuvées impériales, ou l’histoire des meilleures liqueurs de shooki de mémoire d’homins.

Auteur: Hellytic




Mon nom est Hetyllic, goûteur chez les Brasseurs d’Oflovak, et je vais vous parler de la meilleure liqueur de shooki jamais fabriquée, j’ai nommé la cuvée impériale. Peu d’homin la connaisse, si ce n’est éventuellement comme rumeur. Et pourtant, la cuvée impériale est une réalité. Il s’agit d’une liqueur de shooki servie uniquement à la table de l’Empereur. Elle sert pour les convives de marque, les hautes personnalités de l’Empire et bien sûr la famille impériale. Alors n’espérez pas en boire la moindre goutte. Quoique, Avinos pourrait vous dire qu’il a déjà goûté une lampée, du temps de sa jeunesse. Mais c’est une autre histoire. Laissez-moi plutôt vous raconter ce que cette cuvée a de spécial.

Quand la plupart des liqueurs de shooki fermentent en cuve pendant 40 jours, pouvant aller jusqu’à une saison complète pour les cuvées spéciales comme la célèbre cuvée d’Oflovak brassée par Lydix Deps, il est des shookis qui fermentent bien au-delà. Chez les barmans les plus réputés, on peut parfois déguster des shookis de 12, 15 voir 21 ans d’âge. Ces cuvées particulières nécessitent d’avoir une récolte de matières premières de qualité exceptionnelle, ce qui n’en fait pas une liqueur brassée tous les ans. Tout dépend du millésime, certaines années étant propices à une fermentation plus ou moins longue.
Pour la cuvée impériale, on passe à un stade encore au-dessus. Un peu d’histoire pour débuter. Tout commence à la mort de l’Empereur Arispotle. Son fils, Cerakos, qu’on appellera par la suite le Juste, décide alors de faire brasser une liqueur en son honneur, Arispotle étant, comme beaucoup de fyros, un grand amateur de shooki. Ce premier brassin se nommera cuvée Arispotle. Comme les Empereurs ne choisissent pas l’année de leur mort, pour avoir une cuvée au goût exceptionnel, il faut trouver une nouvelle façon de brasser la liqueur ne dépendant pas de la qualité de la récolte mais plus du savoir-faire.
Je ne connais pas toute la technique pour brasser les cuvées impériales, loin de là. Mais je peux néanmoins vous livrer quelques détails. Pour commencer, il est décidé par Cerakos que la cuvée sera laissée à fermenter pendant 50 ans. Ce nombre d’année, a priori arbitraire, est un pari sur l’avenir. Aucun Empereur n’ayant alors régné autant de temps, cela veut dire que la cuvée sera ouverte par le petit-fils de l’Empereur, ce qui représente un espoir dans la continuité de l'Empire. Il y a là l’idée que l’Empire est éternel.
Seulement, 50 ans de fermentation n’est pas possible pour un brassin ordinaire, ni même pour un brassin d’exception. Aucune récolte, fût-t-elle extraordinaire, ne peut être laissée à fermenter pendant autant d’années. Une autre difficulté réside dans le vœu de Cerakos de faire un brassin avec uniquement des matières premières du désert. Si les bourgeons de shooki, le miel et l’eau nécessaires à la liqueur de shooki viennent d’ordinaire du désert, ce n’est pas le cas de l’écorce de mitexi servant à fabriquer les tonneaux. En effet, l’écorce de mitexi du désert est trop sec et poreux pour faire un bon bois pour les tonneaux. Il est en outre plus dur à forger. Celui-ci vient donc des forêts matis. C’est quelque chose que peu de fyros savent, ou préfèrent ne pas savoir. Pourtant, le commerce de bois avec les matis a toujours été une réalité. Devant ces deux problèmes que sont la fermentation pendant un demi-siècle et la nécessité de s’approvisionner uniquement dans le désert, il faut trouver une solution. Celle-ci vient évidemment du désert. C’est le savaniel. L’écorce de savaniel est un puissant conservateur. Il est ajouté après la cuisson à feu doux du brassin, à froid. Malheureusement, il donne un goût infecte à la liqueur, sauf si on la laisse fermenter pendant 50 ans. Il y a probablement d’autre choses à faire pour se débarrasser du goût âcre, mais je ne peux rien dire dessus, ne faisant pas partie des brasseurs impériaux. Toujours est-il que l’écorce donne, à terme, un goût légèrement plus amer et boisé à la liqueur. Le savaniel sert aussi à imperméabiliser l’écorce de mitexi, grâce à l’huile obtenue de ses amandes. Le bois reste cependant très difficile à forger, et on raconte qu’il faut des mois pour créer la cuve qui servira à contenir la cuvée impériale.

Voilà pour ce qui est de la partie technique de la cuvée. Je peux encore vous raconter quelques anecdotes sur elle. Ainsi, saviez-vous que la meilleure cuvée serait celle de Cerakos le Juste ? Ou qu’il n’y eut jamais de cuvée Thesop car c’était un traître ? Qu’on ne but jamais les cuvées Abylus, Pythos et Krospas car perdues pendant le premier essaim ?
La cuvée Cerakos II mérite aussi sa petite histoire. L’ouverture de la cuvée Cerakos II eut lieu en 2531 par Dexton en personne. La cuvée n’a été préparée qu’en 2485, sur ordre de Leanon, la sœur de Cerakos II , deux ans après le retour des primes racines. Pyr n'était pas encore complètement construite, mais le brassin a pu se faire malgré tout. On l’a ouverte aux 50 ans de la mort de l’Empereur comme le veut la tradition, soit après 46 ans de fermentation. Il s’agit d’une exception due aux circonstances exceptionnelles, puisque Cerakos II est mort en 1481 dans les primes. La cuvée était donc un peu plus jeune que les autres cuvées impériales. 
Le sort réservé à cette cuvée est aussi particulier. Ce qu’il restait de la cuvée Cerakos II a disparu avec le second essaim, volé par les maraudeurs probablement. Les homins avaient alors autre chose à faire que de planquer de la liqueur de shooki, bien qu’on raconte qu’un tonneau ait été caché dans les étages inférieurs de l’Académie Impériale, avec d’autres objets de valeur. D'autres rumeurs racontent qu'au moment du second grand essaim, il ne restait déjà plus de cuvée Cerakos II car Dexton avait tout bu avec Still Wyler lors d'une soirée arrosée. Enfin, je peux vous affirmer qu’une partie de cette cuvée circula sous le manteau après un vol d’une bouteille par un serviteur du palais peu scrupuleux. Mais je préfère ne pas trop en parler. Si un jour vous croisez Avinos au bar, peut être, après quelques verres, se laissera-t-il aller à vous en parler.

Je pense avoir fait le tour de mes connaissances sur la cuvée impériale. Je comprends votre frustration à lire autant de détails sur une liqueur que vous ne goûterez probablement jamais. Mais j’estime qu’il était important de partager ce savoir. Qui sait ? Plus les patriotes seront au courant de l’existence de cette cuvée exceptionnelle, plus l’espoir grandira qu’un jour, un Empereur digne de ce nom acceptera de partager ce divin breuvage avec son peuple. On peut rêver...]]>
Wixarika
<![CDATA[kün geyum (le grand voyage)]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32012/28#207040 Sat, 13 Aug 2022 18:21:47 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/207040
Après une remontée laborieuse de plusieurs heures, en tirant des mektoubs aussi éreintés qu’eux, Eeri et Azazor sortent enfin de la brume. Ils peuvent alors voir se détacher l'avant-poste, une structure principalement en bois posée à flanc de falaise. Bâti sur une grande racine qui dépasse de la falaise, l'avant-poste est solidement protégé, à l'ouest par le vide, ailleurs par des murailles. Celui-ci est détenu par les maraudeurs, bien que les rangers y soient autorisés. La nuit tombant, il se détache du ciel étoilé grâce à des flambeaux allumés de-ci delà. D'où ils sont, il semble déjà imposant. Pourtant, il leur reste encore plus de la moitié de la hauteur de la falaise à grimper.

- Il reste probablement au moins une heure avant d’arriver à l'élévateur. Je te propose de passer la nuit ici et d’attendre demain matin pour y aller.
- Sûr qu’on sera plus frais.

Eeri note le changement d’Azazor à son égard. Avant, il n’aurait pas proposé mais imposé. Mais depuis leur conversation il y a quelques jours sur leurs plans respectifs pour se faire accepter des maraudeurs, il semble enfin la prendre un peu plus au sérieux.

Ils posent leurs affaires à dos de falaise. Comme toujours depuis leur départ, Eeri s’occupe d’attacher les mektoubs et de leur donner à manger, tandis qu’Azazor s’active à allumer un feu. Avant que le bois ne prenne, Eeri le stoppe dans son élan.

- C’est peut être pas très prudent d’indiquer notre présence ce soir tu trouves pas ?
- T’as raison, pas de feu ce soir.

« T’as raison ». Oui, décidément, Azazor a changé.

De là où ils sont installés, ils peuvent voir à l’ouest la couverture nuageuse qui recouvre la Mer de Bois. Sagaritis émerge au-dessus de la brume. L’astre aux anneaux semble flotter sur les nuages, comme une bulle de savon prête à éclater. Une bulle fragile, comme la situation de nos deux homins, perdus dans le brouillard à des années de marche de leurs amis.



Azazor rêve ce soir-là. Il se remémore ce jour où il a annoncé son départ à la chancelière de l’Académie Impériale.

C’est un jour d’orage, comme le désert en connaît parfois. La pluie vient marteler les façades de l’Académie Impériale dans un grondement assourdissant. Prenant son courage à deux mains, Azazor frappe à la porte de l’archiviste impériale. Il a terminé sa formation initiale depuis peu. Avec la publication de ses nombreux ouvrages, il se sent enfin légitime pour demander une place au talumetim-an, la formation élitiste de l’Académie, celle auprès des grands maîtres.
Pourtant tout ne se passe pas comme prévu. Euphanix Apotheps lui dit que le temps n’est pas encore venu. Et puis, aucun maître ne le soutient. Tous accordent à l’akenak une certaine intelligence, de l’intuition et une bonne mémoire. Mais il lui manque tantôt un peu de rigueur et de discipline, tantôt un je ne sais quoi. Azazor a beau insister, demander ce qu’il lui manque réellement, rien à faire, l’archiviste n’a pas le temps pour ça, elle est très occupée. Le fyros finit par exploser, il exige qu’on le mette au défi, qu’il est bien plus méritant que la plupart des élèves qu’il a côtoyés pendant sa scolarité tardive, que ce n’est pas juste. Il veut seulement qu’on lui dise ce qu’il doit faire.
Alors, se levant calmement de son bureau pour s'approcher d'Azazor, Euphanix prend un ton grave.

- Tu veux savoir Azazor pourquoi à l’Académie rares sont les homins qui t’apprécient ? Je vais te le dire, puisque tu tiens tant à savoir la Vérité.

Le fyros regarde intensément la chancelière, prêt à encaisser le coup. Celle-ci lui dit alors ce qui le marquera à vie, ce qui le poussera à entreprendre ce voyage jusqu’aux Anciennes Terres.

- Tu n’es pas de leur monde, voilà tout. Ils sont issus pour la plupart des plus hautes classes sociales. Alors que ton père était un médiocre apprenti boucher et un piètre combattant. Quant à ta mère, ce n’était qu’une prostituée dégottée au bar par ton père un jour de beuverie. Voilà la crue Vérité !

Azazor encaisse difficilement le choc. Il avait toujours vu son père comme un grand soldat. Quant à sa mère, qu’il n’a pas connu, il ne la connaissait que dans les dires élogieux de son père. Il sert les poings, son visage virant au rouge.

- Désolé akenak, mais tu viens d’une classe sociale à peine au-dessus de la sciure. Ton ascension au sein de l’Empire est une injure pour beaucoup de bien nés.

N’en pouvant plus, l’ancien légionnaire s’écroule à genoux, ses poings serrés venant cogner le sol avec force. Une larme vient s’évaporer sur son visage brûlant de colère et de honte. La dernière fois qu’il a versé une larme, c’était à la mort de son ami Lopyrech, il y a bien longtemps. La rage ne tarde toutefois pas à reprendre le dessus.

- Mon père est mort lors du second grand essaim pour défendre la retraite de notre peuple jusqu’à l’Oasis Kami ! Il a sauvé tous ces traines-palais, tous ces lâches qui...
- Oui, je sais. Il a fait partie des volontaires restés à Pyr pour couvrir la retraite des autres homins. Et en cela, il a sauvé l’honneur de ta famille. Mais tes origines parlent malheureusement en ta défaveur auprès d’une certaine élite sociale.

Elle pose une main amicale sur l’épaule du fyros.

- Fût un temps, l’Empire était beaucoup plus méritocratique. Mais de nos jours, ceux d’en haut se méfient de ceux qui viennent d’en bas. C’est comme ça. Alors laisse le temps au temps. Ils finiront par reconnaître ta valeur.
- Le temps… Non, je n’ai pas de temps à perdre ici ! Ils veulent du mérite, alors je leur en donnerai au centuple !

Se faisant, il se relève et s’apprête à partir. La chancelière ne tente pas de le retenir. Elle sait qu’il ne sert à rien d’apaiser un feu qui brûle. Il faut attendre que celui-ci ait fini de se consumer. Alors qu’il est dans l’encadrure de la porte, Azazor se tourne une dernière fois vers elle.

- En vérité nous autres les basses classes, nous sommes comme le bois. C’est le bois qui supporte la douleur du feu. C’est lui qui, enflammé, cuit la viande. Mais quand vient l’heure de manger, on dit au bois : tu ne peux pas venir à table, tu salirais la nappe. On laisse alors le bois se consumer et retourner à la sciure.

Avant qu’il ne claque la porte du bureau de l’archiviste, Euphanix l’apostrophe.
- Que vas-tu faire Azazor ?
- Je vais chercher le Dragon, là où tout a commencé.
- Au Nexus ?
- Non, dans les Anciennes Terres. A Coriolis.

Quelques jours plus tard, il enverra une lettre à Euphanix, lui expliquant son projet, qu’il mûrissait depuis des années déjà. Établir une carte de la route d’Oflovak et du désert ancestral, étudier les kitins locaux, et si possible, percer le mystère de l’incendie de Coriolis. Il ne précise pas son intention de marchander du savoir avec les maraudeurs. Il n’est même pas sûr qu’il en discutera avec eux. Cela dépendra de l’impression qu’ils lui donnent. Quant à récupérer un éventuel artefact impérial dans la cité de Fyre, autant ne pas en parler non plus. Rien ne dit qu’il arrivera jusque-là...]]>
Azazor
<![CDATA[Wanted!]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32281/3#207031 Thu, 11 Aug 2022 21:11:23 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/207031 Ghost Of Atys <![CDATA[Lettres à mon enfant.]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32105/19#206943 Thu, 28 Jul 2022 23:46:55 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206943
[...] Eim ba cadre o ba lutte contre bai kitins ysem famille avait été désignée comme ambassadeur auprès bei Maraudeurs.
Id peut paraître étrange ilne aucun bei autres Aspirants rangers ne s'était porté volontaire.

Y pense même ken Chon a fait pression tor ken cette ambassade soit acceptée.
Bien entendu det a an pris contact avec n'importe quel clan [...]

[...] Chonchon ouvre la route, Yragaël et Veriz suivent. Je ferme la route avec Nowen.
Nous approchons de la citadelle de Thesos. Il fait sombre et orageux.
J'ignore qui nous devons rencontrer mais Veriz et Yra semblent tendus et cela m'inquiète un peu.
Nowen me sourit amicalement. Nous passons le portail sous le regard indifférent du gardien fyros.

Une fois en haut, la seule source de lumière vient de quelques bougies de suif grésillantes et malodorantes.
Au fond de la salle un homin et une homine attendent :

le Tryker est assis en tailleur et l'homine est debout derrière lui ; les deux portent une armure moyenne
et la jupe maraud.

Sur leur cœur, l'insigne du Clan de la Sève Noire.


L'homin prends la parole :

    « Banarc Jae Ëserhumih.
    Ëk ës Accours-Kono Des Uku Estë Uku Talorulï Typhanix-Kan.
    Ko Merënham Uku ? »


Chon prend la parole :

    « Woren Siloy honorable Accours,
    malheureusement, nous ne comprenons pas votre langue pourrions nous continuer en langue commune ?

    — Je suis Accours-Kono et voici Typhanix-Kan.
    Qu'attendez-vous de notre Clan ?

    — Nous connaissons la compétence de votre Clan.
    Nous désirons apprendre vos techniques de combat contre les kitins et… »


Typhanix éclate de rire et Accours semble amusé.

    « Qui es-tu et qu'as-tu à m'offrir pour oser me déranger pour cela ?
    Je devrais tous vous tuer pour compenser le temps perdu.
    Mais cela serai vous faire un honneur que vous ne méritez pas. »


Typhanix s'approche menaçante…

Pom attrape sa hache, Yragaël et Veriz dégainent leurs armes et Nowen enfile ses amplis.

La jeune Juste hurle :

    « Tu ne feras pas de mal à ma famille Typhanix-kan.
    Du moins, pas si je peux t'en empêcher.


    — Tu as du cran gamine !
    Mais tu ne fais pas le poids. »


D'une baffe, la maraude envoie la Trykette rouler par terre.

La jeune homine se relève et se jette sur l'homine en noir.

    « Tu me tuera certainement.
    Mais, tu ne fera pas de mal ma famille… »


L'homine se retourne et pointe sa pique vers la gorge de la gamine…

Chon essaye d'apaiser la situation :

    « Okal, on a compris vous êtes les plus fort et nous sommes à votre merci.
    Mais comme on ne veux pas vous faire perdre de temps, êtes-vous oui ou non en mesure de nous apprendre à lutter efficacement contre les kitins ?
    Nous sommes Rangers et nous nous intéressons seulement à la destruction de ces monstruosités.


    — Aniumzzë Typhanix-Kan…

    Je ne peux rien pour vous les esclaves…
    La lutte contre les na-fazzëh est une chose à laquelle les homins libres participent depuis leur plus tendre enfance.
    Nos techniques sont nos biens les plus précieux.
    Il n'est donc pas question que je vous les baille...

    ...Mais, je peux vous mettre en contact avec mon mentor qui vit dans les Lochi… »


[…] Y me souviens an très bien comment s'est terminée notre soirée ni comment se nommait be mentor d'Accours.
Ce dont y me souviens, c'est ken c'était un an-neu Tryker alcoolique un peu sénile.
Ce soir-là avec Chon nous n'avons pas appris grand chose mais nous avons dépensé une fortune en byrh.[…]


——o§O§o——

Lexique

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Peatpom
<![CDATA[Husyrèch, Expert Es Vérité]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32252/1#206939 Tue, 26 Jul 2022 13:01:21 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206939 [/HRP]

Une fois de retour chez lui, Husyrèch regarda d'un air perplexe les deux enveloppes que l'akenak lui avait donné. Déjà, pourquoi donc était-elle venue le voir, lui ? Et pourquoi donc demander à le voir en tant qu'Ambassadeur auprès de la Cellule ? Tous ceux qui connaissent réellement la Cellule savent qu'il ne faut pas passer par Husyrèch, et ceux qui ne la connaissent pas ne devraient pas essayer de la contacter, pour leur propre bien ... Il était évident que son titre d'Ambassadeur était un titre fantoche, qu'Ailan lui avait accordé par amour pour le fyros fou. Il suffisait de voir les regards qu'elle lui jette en Assemblée pour s'en convaincre !

Ça n'allait pas arrêter Husyrèch, néanmoins. Il n'avait aucune idée de ce que Wixarika voulait de lui, et n'arrivait pas à comprendre ce qu'il pouvait faire du gribouillage d'un enfant et d'un lucio de Krill. Quant aux instructions qu'elle lui a laissé ... On dirait les élucubrations d'un antekami kaze, pas d'une akenak !

Mais ce n'était que des détails, et le Conteur n'allait pas refuser une occasion de mettre en valeur ses nombreux talents. Et puis, rajouter le titre d'Expert es Vérité auprès des akenak à sa longue liste de titre était bien trop tentant pour refuser !]]>
Husyrech
<![CDATA[Quand nos ancêtres légionnaires philosophaient sur la justice]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32234/1#206856 Wed, 06 Jul 2022 12:41:30 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206856 Ce dialogue a lieu il y a plus de 300 ans, sous le règne de l’Empereur Dyros le Grand.
Abylus, chef de guerre au service du sharükos et Bellos, guerrier et poète à ses heures, sont planqués derrière une dune donnant sur un petit groupe d’homins du désert des Anciennes Terres. Nous sommes en pleine guerre tribale pour l’expansion de l’Empire.

Pourquoi on les attaque déjà ?
Pourquoi pas ?
Ben je sais pas, c’est toi le chef.
Je sais pas pourquoi on ne devrait pas les attaquer.
Tu veux dire qu’il n’y a aucune raison ?
De pas les attaquer ?
Mais non, de les attaquer.
Ben pourquoi on ne les attaquerait pas ?
Mais c’est à toi de me le dire, c’est toi le chef.
Ça va on a compris que c’est moi le chef, et justement je te demande de répondre !
A quelle question ?
Pourquoi on ne devrait pas les attaquer ?
Euh… ben… je sais pas.
Tu vois, toi non plus tu ne sais pas quoi répondre.
Mais c’est toi le chef ! C’est toi qui devrais pouvoir y répondre.
Ben je te réponds que y’a pas de raison de ne pas les attaquer.
Donc ?
Donc on les attaque.
D’accord… j’ai compris.
Ah quand même. T’es un peu long à comprendre des fois.
En fait, on attaque par défaut, sauf si y’a une bonne raison de pas le faire. C’est ça ?
Voilà ! T’as enfin compris la logique.
Compris oui, approuvé pas vraiment.
Quoi ? T’as quelque chose à dire sur cette logique imparable ?
Ben… c’est pas très juste d’attaquer sans raison.
Mais puisque je te dis que y’en a une !
Mais laquelle ? Tu réponds pas !
La raison, c’est que y’a pas de raison de ne pas les attaquer !
C'est une raison ça?
Oui, une raison très simple!
Euh… oui…. Enfin… non…
Pfff on voit que tu ne pourrais pas être chef.
Moi il me faut une raison d’attaquer, pas une raison pour ne pas attaquer.
Et moi je te dis que tu ne connais pas encore toutes les subtilités pour être chef, voilà tout.
J’ai bien compris la logique, mais je vois pas en quoi c’est juste.
Pourquoi ce ne serait pas juste ?
Ben…
Si tu me dis que c’est à moi de répondre car je suis le chef, je te casse un bras.
J’ai rien dit.
Justement, réponds. Pourquoi c’est pas juste ?
Si on devait attaquer tout le monde, sans raison, on aurait que des ennemis.
Mais non, puisqu’on a une raison !
Celle de ne pas avoir de raison de pas les attaquer ?
Ouiiii !
Ça n’explique pas en quoi c’est juste.
Bon… assieds-toi, je vais t’expliquer.
C’est si compliqué ?
Pour toi oui.
pfff
Nous sommes un peuple juste n’est-ce pas ?
En théorie oui, sauf que…
Sauf que rien du tout, on est juste, c’est même un pilier chez nous. C’est Dyros qui l’a dit.
Oui mais…
Chut, j’ai pas fini l’explication.

Donc on est juste. Et en tant que juste, c’est à nous de dire qui a une raison de ne pas être attaqué et qui n’en a pas.
Euh…
Comme ça, si on ne trouve pas de raison valable de ne pas attaquer, c’est que c’est juste d’attaquer.
C’est…
C’est d’une logique à toute épreuve.
Cependant…
Rien du tout, c’est logique, juste, et en plus c’est moi le chef.
Ça, je n’en doute pas. Je crois même que c’est à ça qu’on les reconnaît.
A leur logique.
On va dire ça.
Bon… mais tu sais, tu pourrais devenir chef un jour. Il te manque juste quelques petits trucs.
Comme quoi ?
Un peu plus d’intelligence. Parce que tu vois, des fois, je trouve que t’es un peu lent à comprendre.
Mouef...
Allez, viens. On a un groupe d’homins à décimer.
Ils se font appeler comment déjà ?
Les Sauvages.]]>
Azazor
<![CDATA[Graine de vie]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32066/4#206853 Tue, 05 Jul 2022 19:09:44 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206853

Graine de Vie, Livre Trois

Déraison et sentiments

Récits recueillis par Yuz Fii'ameen Winn'Gami
Quatrième de couverture
Erei répudie sa descendance aussi vite qu’Yrechush propage ses recettes louches. Après avoir lâchement abandonné son petit Skouzy, il persévère à ne pas reconnaitre Ronyll comme son petit-fils. Ce dernier est pourtant aussi bruyant que le troupeau de yubos conçu par Erei et sa douce compagne Umayzem. Est-ce là une coïncidence ou se cogneront-ils violemment au pilier fyros de la vérité ?

Ronyll est à la puissance sonore ce que Kohana est à la pudeur. Même ses récents casse-croutes dans la goo n’ont pas eu raison de ses énergiques glapissements. Et il a trouvé une nouvelle cause à défendre, pour laquelle il fonde la SPDC (Société Protectrice des Dragons Choupis) : parviendra-t-il à délivrer la pauvre bête prisonnière de la cave de l’infâme Xylid ?

Le sublime Botyseli Phaze a prévu un numéro de googoo-dancer à faire pâlir un vétéran des Faces Brûlées. Mais saura-t-il capter l’attention de Paloc, la Fyrette à l’anxiété légendaire ?

Orani a le coeur lourd : elle doit donner sa main à un Tryker choisi par la fédération amicale de l’open-bar de Ba', parmi une foule de prétendants plus ou moins éméchés. Parviendra-t-elle à échapper à ce mariage qu’on veut lui imposer ? La belle Ilinstar, elle-même séparée de celle qu’elle aime, pourra-t-elle l’aider à ne pas trébucher en dansant ce tragique menuet ? Arriveront-elles à pleinement vivre leurs amours ?

Nyrel semble avoir pour le lait de najab une addiction particulière. Sa rencontre avec Riwakasi le replonge dans une recherche effrénée de ses origines. Saura-t-il dénouer la vérité avant que sa fiole de lait ne se transforme en fromage ? De son côté, Riwakasi, dont la relation avec le matis Nelyla'a tourne au rance, saura-t-il recouvrer l’usage de son emprise ?

Lacalini consacre toute son énergie à sa recherche effrénée d’un substitut à la Sueur Verte cent pour cent végétale. La mystérieuse mais affable Gnaki semble vouloir l’aider. Mais est-elle vraiment aussi désintéressée qu’elle le prétend ? Si les deux homins parviennent à leurs fins, que compte-t-elle réellement faire de cet inestimable élixir aphrodisiaque interdit ?

Ragufes, la courageuse et valeureuse Trykette, vivait seule, heureuse et libre. Jusqu’à ce que sa route croise celle de Nyrel, l’accro au lait de najab, et que sa vie bascule. Désormais, elle n’aura de cesse de poursuivre Nyrel de son amour envahissant et exclusif. Comment Nyrel pourrait-il lui échapper ?

Nakyrin au cœur de loojine collectionne les homins comme d'autres les ailes de papillon. Mais à force de passer de Mousti, qu’elle a épousé par devoir, à Niliusoe qu’elle convoitait pour chauffer son hamac, elle sent la fatigue la gagner et son mojo la quitter. Déjà Pamal lui a repris le harem qu’elles avaient constitué ensemble. Nakyrin saura-t-elle lutter alors que tous se retournent contre elle ?

La louche unique, forgée par Tondex lui-même dans les flammes magiques de la forge de Pyr, attire toutes les convoitises. Yrechush est avide du pouvoir infini que lui confèrerait le précieux ustensile qui affiche sur son manche raffiné l’inscription : « Une louche pour les imaginer toutes, une louche pour les raconter, une louche pour les amener tous et dans les preuves les lier. » Yrechush pourra-t-il maîtriser ce grand pouvoir qui l’habite ?

Mais il y avait déjà de quoi préparer le quatrième tome ! La réalité dépassait la fiction, les Mac'Lan et leurs amis commençaient à ne plus pouvoir surenchérir sur les aventures fantasques des homins ordinaires.]]>
Feinigan
<![CDATA[L'enfant sauvage.]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32222/2#206835 Thu, 30 Jun 2022 19:06:11 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206835 A cette remarque de la Zoraï blonde, Tigrousse n'exprima qu'un groulement d'agacement discret. Oui, discret, car si la fyros trouvait Ja-Zun Gei très jolie, elle la trouvait aussi effrayante. Son masque dont les cornes semblaient avoir été arrachées imposait crainte et respect. Mais la jeune sauvageonne n'avait pas la tête au travail. D'ailleurs... falait-il encore qu'elle travaille pour les antekamis? ne devrait-elle pas migrer vers une autre tribu? Mais laquelle?

Gia'Suki.... Gia'Suki.... Elle ne pensait qu'à elle! Et si... elle avait été enlevée?
Et si finalement ses ennemis l'avaient capturée? La trykette devait savoir! elle etait forcement au courant. Le temps passait et pas une seule nouvelle au camps. Pei-Jeng Pingi ne semblait pas plus affecté que çà à la disparition de la Zoraï. Tigrousse ressentait egalement de l'ignorance de la part de la cheffe de la tribu à son egard.

Alors qu'il pleuvait sans cesse, elle se decida!
"-Lor...Lyn..."
Elle brisa un pact pour la capitale des lacs et disparue.

Au téléporteur Kami de Fair-Haven, elle ne pouvait rien distinguer tant la pluie tombée mais c'etait à son avantage car elle pouvait approcher sans etre sentie ni vue. Cachée entre 2 messabs qui faisaient des aller-retour jusqu'à l'étable, elle pu s'approcher sans inquieter les gardes.
Elle se glissa derriere l'imposante structure karavaniere à l'entrée de la capitale et elle l'aperçu comme prévu! Lorlyn, au bar.
Le manque de Gookies et la rage lui fit prendre cette décision sans même réfléchir: Elle sortit ses dagues et fonça sur la trykette, profitant du vacarme de la pluie frappant le ponton pour créer la surprise. D'un saut elle franchit les marches menant au bar et ses deux lames croisées sous la gorge de la trykette eurent l'effet esconté.
"-Gia...Su...ki!"
La trykette hurla en premier reflexe puis elle tenta de comprendre l'air menaçant du jeune varinx à deux pattes.
"-Je ne sais pas où elle est mon amie! Elle m'a promis d'aller voir d'autres tribus! Les chorogoos!"
Ca n'etait pas la réponse qu'elle attendait. Tigrousse tremblait de manque, de rage et d'incompréhension. Elle répéta avec une articulation incertaine, le parlé homin lui été toujours quasiment impossible, mais la réponse était identique à la premiere. La Trykette, elle, tremblait de peur, les dagues lui brulaient la gorge. La Fyros laissa alors un souvenir d'elle en décroisant lentement ses dagues afin d'y faire une coupure significative à sa concurrente.
Lorlyn compris dans le regard de la sauvageonne qu'elle annonçait des retrouvailles prochainement...
La pluie cessa de tomber mais Tigrousse avait deja enclenché son pact pour le bosquet de l'ombre...]]>
Tigrousse
<![CDATA[Apparences trompeuses]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32216/1#206773 Tue, 21 Jun 2022 16:55:43 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206773
Un bruit. Mac'Duncan se relève, aux aguets. Quelqu’un s’approche, mais ce n’est pas le patron. C’est une homine, une zoraïe, dans une armure toute blanche et bizarre, peut-être tryker. Ce n’est pas l’un des uniformes du coin. Elle a son casque, il ne sait pas qui c’est, si c’est une simple voyageuse ou quelqu’un qui en veut à ce qu’il surveille. L’homine s’arrête, le regarde, regarde la zoraïe qui dort derrière lui.

Mac'Duncan tente de se faire plus impressionnant qu’il ne l’est, son épée brandie :
— Y’a rien pour toi ici ! Passe ton chemin !

Elle fait un pas vers lui. Le tryker ne se dégonfle pas, tout en se repassant les consignes en boucle dans sa tête :
— Je ne veux pas me battre ! Va-t’en, c’est tout !

Peine perdue. L’homine sort une grande hache et le charge. Mac'Duncan n’attends pas de voir si c’est de l’esbroufe et fuit avant qu’elle arrive sur lui. Mais quelques mètres plus loin, il se rend compte qu’elle ne l’a pas suivi. Que faire ? Aller chercher du secours au Cercle Noir ? Le temps de faire l’aller-retour, Jena sait ce que cette fille aura fait. Il revient sur ses pas, restant à distance prudente.

L’autre est penchée sur l’Initiée, et avant que le tryker ne soit à portée de voix, voilà qu’elle la prend dans ses bras et la soulève ! C’est pas bon, ça, pas bon du tout ! Kenny Mac'Duncan crie :
— Laisse-la ! Elle est sous la protection du Cercle Noir !!! Et ils vont venir te dégommer si tu la touches !

L’autre lui répond par un feulement de rage. Elle pose son fardeau, se tourne vers le tryker qui continue à crier pour qu’elle parte, elle prend ses amplis…

Le sort touche le tryker, qui sent soudain ses paupières devenir lourdes… très lourdes. Impossible de résister. Quelques instants plus tard, il ronfle dans l’herbe.

Quand il se réveille, un peu désorienté, il cherche son adversaire, paniqué. Plus personne… Si, là-bas ! Une silhouette au loin ! Le tryker se relève et court pour se rapprocher. Il ne sait pas encore ce qu’il doit faire, mais une chose est certaine : le patron ne va pas être content.

C’est bien elle. La kidnappeuse. Elle porte l’Initiée dans ses bras, avançant lentement en contournant la Souche Flétrie. Mac'Duncan ralentit : il ne faut pas qu’elle le repère. Il se glisse d’arbre en arbre. Parfois la zoraïe blanche pose l’Initiée et se débarrasse des carnivores sur la route, mais ce n’est jamais assez long pour que le tryker puisse reprendre l’homine. Et puis même si elle n’a pas l’air lourde, c’est une zoraïe et lui-même n’est pas grand, ce serait une sacrée galère de la porter.

D’un côté, il faudrait prévenir le patron. De l’autre, il est à peu près sûr que ce qui intéressera le patron, c’est de savoir QUI ose intervenir. Kenny ne peut pas s’arrêter pour écrire un izam ni faire l’aller-retour au Cercle, le mieux est de voir où cette fille se rend ; ensuite, ils récupèreront l’Initiée. Heureusement le chemin est dégagé par cette folle furieuse. Il reste à distance pour ne pas se faire repérer. Les choses se compliquent quand ils sortent du couvert des arbres ; alors Mac'Duncan se glisse derrière les wombaïs et les bodocs, tout ce qui est assez gros pour le cacher.

L’homine fait un long arrêt à l’Atelier de Gu-Qin. Un izam s’envole. Pas bon, ça. Et la zone est trop à découvert. Quand enfin elle repart, Mac'Duncan court jusqu’à Pecho Cuinio qui traine toujours de ce côté. Il lui explique l’affaire en quelques mots, demandant au matis de faire passer le message au Cercle. Mais ce faisant il manque perdre de vue les deux homines. Il fonce pour les rattraper ; elles n’ont pas pu aller dans tant de direction que ça. Là ! Elles descendent la colline. Le tryker manque marcher sur la queue d’un gingo dans sa précipitation, l’évite de justesse, dévale la pente, se rends compte qu’il se rapproche trop, s’arrête un peu brutalement contre un faneng… miracle, ni le gingo ni l’homine casquée ne l’ont repéré. La filature reprend.

Soudain le tryker sent une grande douleur le traverser et vole dans les airs. Quand il retombe, il voit un grand kitin relever son dard.
— Ho, Pankom… Coucou…

Derniers mots avant de sentir l’appel de Jena. Il s’abandonne sans honte à l’étreinte de la Déesse, sachant que nul autre qu’elle ne viendra le secourir ici.

Il se réveille près du téléporteur de Zora. Un peu groggy, il saute sur ses pieds, salue les karavaniers et les remercie avec un grand sourire, puis réfléchit rapidement.

Si c’est une zoraïe, elle passera par Min Cho. Et sinon, il faudra chercher chez les Antekamis. Mais pas tout seul : avec le patron. Les Antekamis sont un peu trop énervés ces temps, surtout avec les trykers.

Zoraïs ou Antekamis : une de ces deux options, c’est ce qui parait le plus probable. Donc Mac'Duncan fonce dans Zora, file prendre un mektoub à New Horizon et se retrouve à Min Cho. Là, il se pose derrière l’étable. Il n’y a plus qu’à attendre pour voir quelle hypothèse est la bonne.

Il attend… Il attend… rien…

Il se demande soudain à partir de combien de temps il peut se dire qu’elle ne passera pas par Min Cho. Et si Pankom les avait eus aussi ? Et si…

L’attente devient inconfortable, mais en l’absence d’instructions, il n’a pas de meilleure idée. Soudain il voit passer un drôle de truc. Un gubani ? Sortant de Min Cho ? Avec un truc blanc dessus ?

Il court derrière pour mieux voir. Oui, c’est l’homine montée sur ce gubani ! Pourquoi seule et dans ce sens, mystère, mais il en conclue qu’elle va chercher la zoraïe. Il ne peut pas suivre un gubani qui court, il ne sait pas ce qu’elle va bien pouvoir faire ensuite… Il pense soudain au vortex. Tout en se rongeant les ongles, il essaie de peser les alternatives :
— Soit elle l’emmène dans les lacs… Soit elle la ramène ici… Et le patron qui n’est pas là…

C’est un pari dont l’enjeu est la satisfaction ou la colère du boss.
— Bon. Que ce soit la Théocratie ou les lacs, c’est déjà pas mal pour elle.

Il décide de continuer à attendre là. Personne ne fait attention à lui derrière cette étable, le poste d’observation est idéal.

Et il attend… Il attend… rien…

Elles ont dû aller dans les Lacs.

Il est à deux doigts de partir, quand il voit une troupe passer les portes de Min cho. Le gubani, sur lequel l’Initiée s’accroche ; l’homine casquée qui le mène ; un zoraï avec de grandes cornes et un drôle de tatouage en bande ; et un tryker aux cheveux violets et avec un habit bizarre. Ça en fait du monde. Sa protégée semble s’être réveillée, même si elle a cet air hagard de ceux qui ont trop chevauché le dragon.

Mac'Duncan se remet en filature, encore plus précautionneux qu’avant. Il y a trois fois plus de paires d’yeux pour le repérer à présent ; mais les homins n’imaginent pas qu’ils peuvent être suivis et ne font pas attention. Ils prennent des chemins de traverse, et le tryker manque perdre leur trace, mais il les retrouve dans la zone entre Hoi Cho et Zora.

Ils rentrent dans la capitale. Le gubani est laissé à l’étable, la guerrière-mage reprend l’Initiée dans ses bras. À voir comment la zoraïe droguée se laisse aller dans les bras de sa kidnappeuse, Mac'Duncan se dit qu’elles doivent se connaître et s’apprécier. C’est bien. Ça veut dire qu’ils ne lui feront pas de mal.

Il les voient disparaitre dans un grand bâtiment. Il s’approche nonchalamment, demande au gardien en bas de la rampe :
— C’est quoi ce bâtiment ?
— Ici ? C’est l’endroit où on trouve quasiment toutes les shizus zoraïes.

Il n’ose pas poser plus de questions. Pas question d’attirer l’attention. Il va se poser un peu plus loin pour rédiger son izam, racontant tout ce qu’il a observé, la description des homins. Dommage que la kidnappeuse n’aie pas enlevé son casque. Celui aux cheveux violets, il l’a vu la veille au bar d’Avendale, mais il n’est pas certain de son nom. Le dernier, il ne le connait pas.

Il reçoit la réponse peu de temps après. Laconique, écrit avec brusquerie :
— Reviens immédiatement.

Il peut presque voir le masque du patron, l’air exaspéré, l’insulte qu’il a dû dire à haute voix sans prendre le temps de l’écrire. Un sourire se dessine sur les lèvres du tryker. Bon, il va se faire engueuler, ce n’est pas drôle, et le boss ne sera vraiment pas content d’avoir perdu l’Initié dans ces circonstances, mais au moins il va avoir de nouvelles instructions ensuite, et il sait que le patron va tout résoudre. Et puis il ne s'est pas si mal débrouillé.]]>
Macduncan
<![CDATA["... le vent va souffler, le vent va souffler, hissez la voile, hissez la voile..."]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32214/2#206769 Mon, 20 Jun 2022 18:17:53 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206769 J'espère vous voir sur l'écorce.]]> Oura <![CDATA[Un mariage haut en couleurs]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32184/8#206716 Fri, 10 Jun 2022 21:10:43 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206716
En faisant attention à ne pas faire grincer certaines lames de parquet, il s’approche du bureau. Le plateau est vide, et les divers compartiments sont probablement verrouillés, encore plus probablement piégés. Pas d’info à glaner de ce côté-là, la cheffe reste la cheffe. Mais Ba’Rakha n’est pas là pour ça. Il sort une feuille de sa poche : le vélin est un peu froissé et frotté par endroits, et il y a une tâche dans un coin, mais le texte reste lisible même pour qui n’aurait pas eu l’occasion de le voir à de multiples reprises. Le Tryker relit une dernière fois le message qu’il a griffonné dessus, puis il pose la feuille à plat au milieu du bureau. Il la lisse soigneusement, surtout le coin qui s’obstine à rebiquer, et repart avec le même luxe de précautions qu’à l’aller, le sourire aux lèvres.

Derrière lui, bien en évidence en travers du faire-part, en noir sur le violet et le vert, les mots :

Ça donne des idées, hein

Il n’a pas signé, pas la peine, la cheffe comprendra.]]>
Barakha
<![CDATA[un tryker ravi en vaut deux]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32199/1#206712 Thu, 09 Jun 2022 21:11:19 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206712 — Enfin, chef… c’est qu’un tryker ! En plus celui là, il a les genoux qui tremblent dès qu’un izam le regarde. On lui fait croire qu’on va le vendre comme esclave aux antekamis, qu’il servira de cobaye avant de mourir dans la goo.
— Et ?
— Et puis on le relâche, quelque part dans les primes racines, voilà.
— je veux dire, Qui paye pour ça? et combien? Et ça nous rapporte quoi?
— C’est personnel. Mais je vais faire en sorte qu’il y ait la somme habituelle pour ce genre de travail. De ma poche.
— Et ça cause une guerre avec la fédération si l’on découvre que ça vient de chez nous? Je me répète, Lyren : HORS DE QUESTION !!
— enfin, Xyrius… Personne n’en saura rien, on s’en sort toujours ! On le cagoule et dit des mots en taki !
— dey, dey, et dey. Ce n’est vraiment pas le moment. Si tu veux faire ça, tu t’en occupes toute seule. Et si ça nous cause le moindre trouble, je t’affecte à une tour de garde !
— ça ne causera aucun trouble, pfff…
— Tant que tu t’obstine à refuser mes méthodes pour que les homins qu’on enlève ne puissent pas parler… Il n’y a pas trois solutions ! On leur coupe la langue et on brule les lèvres, et on les empêche de se faire ramener par n’importe quelle puissance pendant assez longtemps. Là, t’es tranquille !
— Enfin, il peut toujours écrire…
— ney, mais si après un traitement pareil, il raconte que c’est nous, il sait qu’il passera un moment encore pire si on le re-chope…
— Moi ce que j’en dis, c’est qu’on fait tellement peu d’enlèvements ces derniers temps que nos homins vont perdre la main.
— Il faut que tu comprennes. J’ai d’autres plans, autrement plus importants. Enlever un nabot pour se marrer, c’est vraiment pas le moment. Maintenant, retourne écouter ce qui se passe dans les capitales.
— ney, ney, chef…]]>
Lyren
<![CDATA[Loyal sujet de sa majesté]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/27898/12#206597 Sat, 21 May 2022 21:13:09 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206597
Rapport remis en main propre à Naveruss
Chambre des nobles du Dua, Folially 14, 1er CA 2618

- Point important pour commencer: présence du karin Aniro, en plus du karan

- ça rigole pas chez eux. Le roi a chassé deux rangers qui n’avaient rien à faire ici. Il s’agit de Lylanea, une ancienne noble d’après l’historien du royaume Salazar, et de Kalaoden, un ami de longue date du royaume d’après Nilstilar. Tous deux sont de la guilde The Free Soul.

- La karavan n’a plus d’avant-poste d’après Tapco (Alkiane).

- J’ai pu obtenir d’être formée par la maison Ore Altae, qui forme des serviteurs d’excellences (d’après eux). Membres actuels repérés : Margaritta et Milae, les dames en charge de la formation, Valdini qui semble être celui qui fait leur publicité. Ça pue les esclavagistes à plein nez, mais on verra bien. Si ça me permet d’être introduit dans la haute société matis...

- Aylia, prétendante à la main d’Aniro, a été enlevée par des proches de Chiabre di Ciosi, également prétendante. L’un de ces proches fait partie de la « Sève Vraie ». Il s’agit de Pebre di Ciosi, un cousin de Chiabre. Aylia a fini par s’échapper de la hutte où elle a été retenue pendant des semaines. Elle peut donc encore postuler.

Et ça n’a rien à voir avec cette réunion, mais j’ai pu croiser et discuter avec un certain Homere, des Alkiane. J’ai cru comprendre qu’il avait fait des choses pas très nettes avant. Je le soupçonne d’être un ancien maraudeur. Peut-être un moyen de jeter l’opprobre sur Alkiane avec ça ? Faut que je le tanne de m’en dire plus à l’occasion.
]]>
Belauren
<![CDATA[Recueil de poésie matis]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/13748/56#206575 Wed, 18 May 2022 12:10:22 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206575 First her tongue
then her nibbling
then her clawing]]>
Canillia
<![CDATA[Journal de Lorlyn O’Barrel]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32171/1#206563 Tue, 17 May 2022 16:04:11 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206563

Journal de Lorlyn O’Barrel





Je commence un journal. Je crois que c’est le moment d’en commencer un. Il se passe beaucoup de choses d’un coup, et quelque chose me dit que ce n’est que le début…
Pour des raisons évidentes, les deux jours suivants ont été écrits après les évènements. Vous comprendrez pourquoi ! Enfin, je dis vous, mais je suis la seule à lire ce journal, hihi !


Dua, Medis 14 (15/05/2022)



Nikuya a débarquée au bar, elle n’avait pas l’air bien du tout. Elle voulait parler à Haokan, mais il n’était pas là, et comme je ne savais pas comment faire pour l’aider, j’ai décidé d’aller le chercher ! Sous les protestations de Niku, j’ai déchiré un pacte et j’ai fouillé tout Zora en criant son nom, mais pasmoyen de le trouver… Ne perdant pas espoir, je me suis rendu à Min-Cho et me suis soudain rappelée du camp des Antekamis, qui se trouvait juste à côté… Haokan et Nikuya ont souvent affaire à Giasuki, cheffe des Antekamis, et je me suis dis qu’ils étaient peut-être encore en train de se battre ! Byrh à la main, j’ai rejoins le camp ennemi tout en criant le nom du Zorai. Malheureusement, la tribu m’a entendue et m’a attaquée ! J’ai vite fini la tête dans la sciure, et les Kamis m’ont ramenées à Fairhaven. Mais… j’étais persuadée d’avoir aperçue deux silhouettes au loin... Il fallait que j’y retourne. J’ai fais un détour au bar pour voir s’il y avait Hao, mais aussi pour me faire soigner, parce que j’avais mal partout ! Le groupe au bar n’avaient pas l’air de comprendre pourquoi je l’ai cherché chez les Antekamis, mais bon, je n’avais pas de temps à perdre et je suis directement allée à Min-Cho. Je devais aider Niku, pas question de la laisser comme ça !

Puis... Je me suis fais à nouveau avoir par les Antekamis. Seulement, cette fois, Giasuki était dans le coin, est, alertée par mes cris appelant Haokan, m’a capturée. Elle était très en colère, car elle venait de se battre contre Hao et Nikuya, et que à cause de ça elle a perdu son enfant. J’étais triste pour elle, mais sachant de quoi elle était capable, j’avais surtout peur : j’étais attachée devant le camp ennemi, et Giasuki m’a dit que je ferai un bon sujet d’expérimentation…


Tria, Thermis, 3 (16/05/2022)


Lylanea m’a trouvée par hasard ! Je lui ai demandé de l’aide, mais Giasuki l’a attaquée et elle a fini dans la sciure… Avec un peu de chance, elle allait revenir à temps avec des renforts ! Mais Giasuki avait une autre idée en tête : me faire traverser la « ceinture pourpre »… Elle me dit que si je réussi, je rencontrerais Gami. Giasuki me dit que Gami, c’est « la Pourpre, la Grande Chasseresse. », ou bien la Goo, comme nous, on l’appelle. J’ai fortement protesté, mais elle m’a embarquée de force sur son épaule, et je n’ai rien pu faire ! L’Antekami m’expliqua les règles : je devais courir en ligne droite… et espérer survivre. Ils appellent ça le baptême pourpre. Une Fyros, Tigrousse, allait le passer en même temps que moi. Enfin elle, s’était volontaire… ! Je ne voulais pas y aller, mais Giasuki m’a menacée de me donner un baiser pourpre, un truc avec beaucoup moins de chance de survie… Les secours n’arrivant pas, je n’ai pas eu le choix. J’ai pris mon courage à deux mains et ai compté jusqu’à trois avant de tracer ma route à travers la Goo.

J’ai survécu. D’après Giasuki, Gami m’a épargnée. Mais...pourquoi ? Elle m’a également fait remarqué, après que j’ai demandé à vite sortir de cet endroit contaminé, que la Goo ne m’attaquait plus. Puis… elle m’a demandé quelque chose d’étrange. Si j’avais de la famille chez les Chlorogoo ! Quel idée ! Mais… Je ne connais pas mes parents. Ce n’est pas impossible… En tout cas, Giasuki avait l’air très sûre d’elle.
J’ai repensé à mon enquête sur les kamis, et je me suis dis que c’était l’occasion de demander l’avis d’un Antekami pour voir leur points de vue… Pourquoi ils n’aiment pas les Kamis, eux qui sont si choupis ? Giasuki m’a répondu qu’ils privent son peuple de leur liberté et leur volent leur visages. Elle m’a expliqué que la théocratie, ça veut dire que c’est la religion qui impose sa volonté… Et aussi que les Kamis ont choisit de prendre une forme toute choupis pour nous tromper… ! Je n’avais jamais pensé à ça… ! En plus, j’ai fais remarqué que malgré mes recherches, je ne trouvais pas vraiment d’informations sur les Kamis, à part les commandements. Et ça, c’est louche ! J’étais de plus en plus sceptique : il faudra que je me renseigne encore plus… !

L’Antekami me remit de force sur son épaule, et me dit qu’on allait rendre hommage à l’Esprit du Bosquet de l’Ombre. Une fois arrivées, je découvre une Zorai assise dans la Goo. Giasuki l’a appelé Gami… Mais Gami, c’était pas censé être de la Goo ? Là, c’était une Zorai… ? Je n’ai pas compris, mais bon… J’étais surtout curieuse de savoir ce qu’il allait se passer. Je me posais plein de questions. J’ai été encore plus surprise quand Giasuki a dit à « Gami » que je ressemblais à Reitzak ! Elle pense que Reitzak est de ma famille ? Pourquoi ? A part que c’est une Tryker… Je ne vois pas le rapport avec moi ! « Gami » a dit que j’avais quelque chose. Comment ça quelque chose ? J’avais bien de la Byrh dans mon sac, mais c’est tout… ! Puis, elle conseilla à la Cheffe des Antekamis de m’emmener voir les Chlorogoo pour en savoir plus. Giasuki a négocié notre protection, à Tigrousse et moi dans le sanctuaire Pourpre, car il y a des Homins à ma recherche. Mais pourquoi ? Personne ne va m’attaquer, ce sont mes amis ! Ils sont gentils ! Enfin bon, pas sûre qu’il y ait de logique.
Oh, et là, il s’est passé un truc trop bien ! On m’a fait goûter un Gookie ! Au début, je ne voulais pas y toucher, mais comme j’avais les pieds dans la Goo sans effets secondaire et que les autres Antekamis allaient très bien après en avoir mangé… Et puis, Giasuki a dit que ça allait me faire penser par moi-même...! J’y ai goûté, puis l’ai dévoré ! C’était tellement bon ! Je me sentais tellement bien ! Je ne m’étais jamais sentie aussi bien de toute ma vie ! J’aurai pu faire le tour d’Atys en courant ! Je me suis mise à entendre des voix bizarres qui disaient des trucs incompréhensibles, c’était trop drôle hihi ! Les Gookies, c’est trop la vie !
Et là, Gia m’a libérée ! En fait, elle est gentille Gia ! Elle a dit que la prochaine fois que je viendrais, on ira chercher des réponses chez les Chlorogoo ! J’ai hâte !
Pour fêter ça, j’ai sorti une Byrh, puis en aient offert une GRATUITEMENT pour chacun mes trois nouveaux amis ! Youhouuuu !

Après, je leur aient dit lorandoy, et j’ai foncé au bar !

Vive les lacs !

Vive le bar !

Vive la Byrh !

Vive les Gookies !
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Lorlyn
<![CDATA[The warrior and the little]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32126/2#206375 Sun, 17 Apr 2022 15:33:21 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206375 The steps are cadenced, the rhythm sustained. She has no choice but to follow

The embrace of the Burning Desert is strong, both are suffocating.
The warrior wishes he could take off his helmet, but could the child see his face?
The little one would like to have some water, but will she dare to interrupt the walk?

A silence settled since the departure, well at ease he sees nothing coming...
"I want water!", ordered the little one.

The walk ends, an Arana a little farther stops also and observes them.

A gourd comes out of the bag and nestled in the little hands, empties itself at great speed.
The warrior takes it back and sends it back, half empty, from where it came from.
The little one is angry. She grumbles and sulks. Him, he remains mute.

"Fiuuuu... this little one will have to learn quickly..."]]>
Waryor
<![CDATA[disparition de Filirae Aylia]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32111/4#206353 Wed, 06 Apr 2022 09:19:19 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206353 Canillia se tient droite devant les Filirai Tapco et Aylia.

<< Ne suis heureuse que Flilirae Aylia se soit échappée.
Toutefois, pour laver ma honte de n'être en rien responsable de cet heureux dénouement,
Ne me dois de Lye Préenter Na...>>

Tapco interrompt l'homine:

<<SUFFIT!
Arrêtez Lye de Lye complaire dans votre culpabilité Serae Nindën.

Les Pistes que Lye avez suivi étaient les bonnes.
Lye ne pouviez pas connaitre tous les passages secrets de cette demeure.>>

_<<Sil...
Mais, N'aurais dus...>>

_<<SUFFIT! Lye dis-Ne...
Il convient maintenant de penser à notre réponse.

Le Filira Ordre Alkiane vient d’être gravement insulté.

Chaque Maison du Royaume doit se souvenir que Le Filira Ordre Alkiane ne se laissera jamais insulté sans réagir.

Notre vengeance doit être comme la manifestation de la colère de notre Mère Jena>>


Canillia approuve d'un signe de Tête.
Du coin de l'oeil,
Elle observe l'ancienne Herënae qui avec le regard froid d'un prédateur se tient fière à coté de Filira Tapco.]]>
Canillia
<![CDATA[En quête de perfection]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/8580/10#206350 Tue, 05 Apr 2022 20:38:10 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206350 Si elle ralentissait, ils la rattraperaient. Elle serait à nouveau séquestrée dans ce sinistre petit camp isolé qui était devenu sa demeure d’infortune depuis… elle ne savait plus combien de temps.

Arriverait-elle trop tard ? Les prétendantes s’étaient-elles déjà présentées sans elle ? Le Karan Stevano avait-il déjà choisi laquelle sera la future épouse du Karin Aniro, celle qui sera la future Reine ? Un frisson de rage hérissa sa peau sale à cette pensée. Ce privilège lui revenait de droit !

Des craquements secs la poussèrent à jeter un œil derrière elle. Elle s’attendait à voir surgir le deuxième gardien matis, celui qu’elle n’avait pu qu’estourbir après qu’il soit entré sous la hutte, alerté par l’étrange couinement de son comparse. Celui-ci, juste avant qu’il s’écroule, avait été pris soudainement de sueurs froides, son visage blafard avait viré au verdâtre et sa respiration était devenue anormalement sifflante. Un cri bref, puis plus rien. Juste un corps sans intérêt affalé sur le sol, la bave aux lèvres. Bien mal lui en avait pris de sous-estimer à ce point une Alkiane !

Fausse alerte, ce n’était pas l’autre gardien mais des herbivores dérangés par sa course folle.
Reportant son regard vers l’horizon, Aylia di Valecio s’accorda enfin de ralentir sa course : au loin, la silhouette familière d’une paisible cité se découpait sur le fond étoilé. Des arbres maisons. La sécurité.

Ce fut avec un air digne et un port princier que la Noble matis entra dans Avalae, toisant de haut les gardes et les passants qui s’étonnaient trop peu discrètement du contraste saisissant entre sa démarche altière mais claudicante, sa blanche tenue Kara Vestini de haute qualité en guenilles et ses pieds délicats nus et écorchés.
Tandis qu’elle rejoignait le hall de l’Ordre Alkiane, le regard dur et déterminé, elle se jurait que le Matis qui était la cause de tout ceci et qu’elle avait fini par reconnaître le paierait très cher… et sa Maison aussi. Ainsi que celle qui, issue de son sang, espérait ardemment être choisie comme future Karae...]]>
Aylia
<![CDATA[L'autre Sève]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32024/17#206290 Wed, 30 Mar 2022 09:46:05 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206290 Vao impassible regarde fixement la Matis,
Le Zoraï prends la bouteille N°10 l'ouvre et sent le contenu.

"Jolie travaille..."

Canillia sourit discrètement.

"Je ne suis pas vraiment surpris par ta cachoterie.
Mais, je ne comprends pas pourquoi tu me révèles ta trahison maintenant."


La Matis jette un regard vers Lyssan qui essaye de disparaitre dans un coin.

_"n'y vois aucune bravade,
J'avais besoin d’expérimenter.
Suivre tes protocoles ne me suffisait plus.
j'avais besoin d'échantillons pour tester les produits de sevrage."


Vao, un regard étrange, redirige son attention sur les deux autres flacons.

"que comptes tu faire de la Sève Noire?"

_"Rien, tu avait raison quand tu soutenais que ce produit n'est rien et que seul compte la légende.
Les versions imparfaites permettent, par la dépendance induite, d'établir un contrôle absolut sur les troupes...

Quant à la version parfaite, tu n'en as jamais pris, je crois."


Vao acquiesce d'un signe de tête.

Canillia continue :
" Alors, je n'ai aucun projet immédiat pour ces produits.
Ils viennent seulement grossir la palette des outils à ma disposition."


_"expliques moi ce que sont les deux autres flacons, jeune homine"

_"le flacon sans étiquette est un palliatif aux effets du manque.
    il supprime les effets du manque.
    Il ne supprime pas les Psychoses.
    Les effets boostant s'atténuent,
    Cela permet de tenir en attendant la prochaine dose.
    cela reste toutefois inconfortable pour le sujet.
    il est notablement plus simple et moins couteux à fabriquer.

Celui avec l'étiquette, permet de se libérer complètement l'emprise de la Sève Noire.
    Ce traitement est malheureusement long et douloureux.
    Il permet de supprimer presque toutes les traces de la Sève.
    Les psychoses induites peuvent persister dans certain cas.
    Il faut ajouter et raffiner des matières rares à la recette de base pour le réaliser.
    Le protocole pour le réaliser est long et délicat"


Le vieux Zoraï soupir.

Canillia pousse un cahier tout neuf et des gants en peau de najab vers le maitre Alchimiste.

"Ceci est pour toi, c'est la seule copie du compte rendu de mes recherches et des protocoles de réalisation des différents produits."

Vao tends une main vers le cahier, La Matis l'arrête:

"je te déconseille d'en feuilleté les pages sans ces gants..."

l'homin sourit amusé, enfile les gants et feuillette le document.

"je te remercie...
mais, tu comprendras que ce manquement à La parole donnée marque la fin notre collaboration."


_"oui, cela est juste.
je te laisse la propriété de ce laboratoire...
et de tout ce qui y est attaché"


Canillia sourit à un Lyssan subitement mal à l'aise.]]>
Canillia
<![CDATA[Au bord du monde]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32110/1#206251 Mon, 28 Mar 2022 11:06:39 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206251
Elle avait une compassion infinie pour la douleur que Len Fai-Cu devait vivre. Elle aurait aimé pouvoir le réconforter de quelques mots habiles, mais tout ce qu’elle trouvait était maladroit.

À quoi bon… elle se donnait encore trop d’importance. Elle n’était qu’une initiée parmi d’autres, la moins remarquable et la plus gauche qui soit, et le chasseur ne devait même pas savoir son nom. Quel bien pouvaient lui faire les mots d’une inconnue ?

Pauvre homin. Elle ne pouvait qu’imaginer sa souffrance, qu’elle imaginait immense. Croire voir un chemin vers l’Illumination, ouvert par l’Amour ; suivre cet amour, loin des siens, loin de sa culture, renier ses croyances, pour se mettre à son service et l’adorer. Puis voir cet amour nous piétiner aux pieds, nous abandonner sur le bord du chemin, pour suivre ses propres objectifs, bien loin de la recherche de l’Illumination.

Elle ne pouvait qu’imaginer, mais elle avait suffisamment été abandonnée au fil de sa vie pour se douter à quel point le chasseur devait se sentir mal.

Elle ne trouvait pas les mots, elle avait peur de se tromper encore. Après un certain temps à retourner le problème dans sa tête, elle prit une autre voie.

Sortant de son sac des fils et des graines qu’elle avait acheté à Zora avant de partir, elle se mit à l’ouvrage. Ciseler les graines la mettait dans un état méditatif. Inscrire les glyphes dessus était un travail de fourmi et tout en le faisant, elle récitait le mantra de la Paix, son préféré.

Après quelques heures, le chapelet était prêt. Cela ne valait pas le travail des meilleurs artisans et un instant, Ylang eut honte de sa production. Mais l’objet comptait moins que le message qu’il transmettait. Elle le glissa dans une pochette, trouvant enfin les mots pour l’accompagner.
Lettre à Len Fai-Cu
Woha Len Fai-Cu,

Ce qui est arrivé l’autre soir avec Sève était terrible. Mes prières t’accompagnent à travers ce chapelet, afin que la paix puisse de nouveau bénir ta shizu. Ma-Duk nous entraîne parfois sur des chemins tortueux ; la confiance qu’on lui porte est souvent la seule façon de traverser les épreuves.

Elle signa puis confia le petit paquet à un izam.

Elle espérait que l’ancien Maître de la Goo ne retournerait pas vers les siens à la suite de la trahison de Sève. Il semblait être un homin de bien… Mais on prenait souvent les pires décisions en croyant bien faire. Cela avait été le cas des deux amants lors de la soirée, avec un ensemble de mauvais choix menant à ce moment terrible.

Contemplant le ciel sombre, les kitins à ses pieds et les champs de goo au loin, elle médita un long moment, cherchant comment rassurer ses proches sur sa dernière décision.

Pour la Théocratie… Personne ne se rendrait compte de son absence, elle en était certaine. Il n’était pas nécessaire d’envoyer un message pour dire qu’elle se retirait des affaires publiques.

Son fils était déjà au courant ; elle lui enverrait plus tard un petit mot pour lui indiquer où la trouver. Sa dernière conversation avec lui tournait dans sa tête. Maintenant que l’horreur de ses révélations s’apaisait, elle devait reconnaître qu’il semblait aller mieux. C’est dire à quel point, avant cela, il allait mal… Son fils, nélaï et satisfait de l’être ! Elle s’inquiétait un peu du mal qu’il pourrait faire et recevoir s’il révélait son hérésie. Il ne semblait pas prosélyte… moins que quand il essayait d’être le meilleur kamiste au monde. Au moins, cela lui permettrait probablement d’accepter le lieu où elle avait décidé de faire sa retraite, sans rugir et sans tenter de la dissuader d’y rester.

« Nos chemins sont contraints par la Pourpre, le Feu et le Vide », avait-il déclaré. Elle ne pouvait pas lui donner tort. C’était peut-être le plus douloureux : il avait raison. Jusqu’à Sève qui abandonnait ce qu’elle tenait pour suivre son rêve de conquête, oubliant que sans soutien solide, on ne s’élevait pas bien haut. Même elle, bien que bénie des Kamis, laissait le Vide emplir sa vie et ouvrait la voie à la Pourpre.

Ylang Hao se sentait vraiment orgueilleuse de s'être pensée capable d’assister Sève dans son travail. Maintenant qu’elle avait vu le vrai masque de la Sage, elle préférait en rester le plus loin possible. L’Élue des Kamis choisissait probablement la bonne voie pour convaincre les zorai-goo de la rejoindre, mais Ylang Hao était certaine de ne pas apprécier « où » tous ces gens se rejoindraient : dans un monde où seuls les forts avaient le droit de vivre, où les faibles étaient écrasés et soumis, où l’amour n’était qu’un prétexte pour souffrir.

Elle ne faisait probablement pas mieux en restant attachée à Nikuya et Jazzy, qui étaient eux-mêmes adeptes de la douleur. Elle frissonna en repensant à la façon dont ils l’avaient piégé « pour son bien » la dernière fois… Les meilleures intentions du monde… Elle les aimait et s’éloigner d’eux était difficile, encore plus difficile que de s’éloigner de la Théocratie, mais elle ne voulait pas de leur façon de voir la vie. Elle devait parcourir sa propre voie, trouver la paix en affrontant la souffrance à sa façon.

Ils ne comprendraient jamais ce genre de choix, ne voyant que le danger dans lequel elle se mettait. C’est ce qui rendait la lettre si difficile à écrire. Enfin, elle se décida, laissant de côté tout ce qui pouvait les faire tempêter. Plus tard, ils viendraient, ils trouveraient les arguments pour la faire plier et renoncer, une fois qu’ils auraient compris. Cela lui laissait tout de même un peu de temps. Elle savait qu’elle ferait probablement encore beaucoup d’aller-retour entre leurs mondes et le sien, mais chaque fois qu’elle trouvait la force de suivre son cœur, elle avançait un peu plus vers l’Illumination.


Lettre à Nikuya
Woha kai'bini,

Je me suis enfin décidée à suivre une voie qui m’appelle depuis longtemps. Je suis partie en ermitage, prenant la robe des moniales kamistes. Tout va bien.

Mes prières t’accompagnent.

Lettre à Jazzy
Woha Mayumé'laï,

Les rumeurs t’apprendront peut-être avant moi que j’ai décidé de consacrer ma vie à la prière, loin du monde. Je vais bien, et tu restes le bienvenu si tu as envie de venir me voir, mais tu trouveras probablement mon quotidien vite ennuyant.

Mes prières t’accompagnent.
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Ylanghao
<![CDATA[journal de AELYNE fille de Pom et d'un inconnu]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31780/21#206226 Thu, 24 Mar 2022 09:13:17 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206226 Lettres à mon enfant.]]> Peatpom <![CDATA[lexique]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32104/1#206225 Thu, 24 Mar 2022 08:49:09 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206225 Tyll (langue tryker:

A
    al : et
    an : ne...pas , non (marque la négation)
    annios : (be annios = du moins)
    an-taal : pas-grand = petit
    anlor : pas bien, mauvais, vaurien (dans le contexte)
B
    ba : le, la
    bai : les
D
    det : il, elle, lui
    detem : son, sa, ses
    doy (pour lordoy) : jour (pour bonjour)
    doy-neli : jour futur, demain
    doyi : jours
E
    ehm : où. par exemple: "Ehm syln-ela-sul?" => "Où étais-tu?"
    elys : comme
    eny : mais
K
    ken : que
L
    Lean : enfant
    Lochi : Lacs
M
    mat : avoir
N
    nair : préfixe témoignant le respect
    ny : cher, chéri(e)
O
    o : de
    ol : ou
S
    Seel : voir
    syln : être
    sul : tu, te
    sulem : ton, ta, tes
T
    tala : ami, camarade, frère
    talai : amis, camarades (la finale « i » marque le pluriel)
    tali : amie, camarade, sœur
    tey : par
    toll : tous
V
    ver-lor : très bien, super
Y
    y : je, moi
    ys : on, nous
Fyrk (langue fyros)
    retchyx : nom de la hache à deux mains (haute qualité) des Fyros.
    orskos : insulte désignant les Matis
Taki (langue Zoraï)
K
    Kwaï : Masqué ou par extension Zoraï (S'utilise comme marque de respect et de reconnaissance de son interlocuteur en tant que Zoraï)
Marund (langue des Maraudeurs)
B
    Banarc : Salut
E
    Ëk : je
    ës : serais

K
    -Kan : signe de respect pour une homine (Typhanix-Kan)
    -Kono : signe de respect pour un homin (accours-Kono)
    Ko : que
L
    Jae Ëserhumih : les êtres faible, (les non Maraudeurs)

M
    Merënham : vouloir

T
    Talorulï : voyez

U
    Uku : vous

vous pouvez lire aussi:

Journal de AELYNE fille de Pom et d'un inconnu

liens exterieurs

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Peatpom
<![CDATA[Hay laï, wang nélaï]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32090/1#206187 Wed, 16 Mar 2022 19:56:30 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206187
Elle aurait dû se téléporter loin, dès la première attaque de Gia’suki. Mais il y avait les Drakanis, qui étaient de bons guerriers, et en particulier Jazzy. Il y avait les gardes des lacs. Il y avait d’autres trykers, et même Nizyros. Beaucoup de gens pour faire face à une Antekamie seule, même enragée. Et puis, où fuir ? Gia’suki semblait d’humeur à « s’amuser », elle l’avait prise comme cible prioritaire… elle la retrouverait, si Ylang Hao brisait un pacte. La décision la plus raisonnable, et à laquelle elle avait tenté de se tenir, était de supporter les coups le temps que ses alliés fassent tomber la guerrière.

Mais il y avait une chose de certaine : elle ne s’était jamais habituée aux coups, elle trouvait toujours ça aussi effroyable, et sentait ses résolutions se fissurer tandis que Gia’suki s’acharnait.

Puis, dans un des moments de répit, Jazzy avait osé dire que l’Antekamie ne la toucherait plus. Comme si un quelconque miracle allait opérer et qu’il pouvait l’arrêter par la seule force de sa volonté, avant que l’Antekamie arrive à frapper l’Initiée. Ylang Hao faisait confiance à Jazzy pour qu’elle ne reste pas entre les mains de son ennemie, qu’elle ne puisse pas nuire exagérément, mais elle n'acceptait pas qu'il puisse prétendre ça : l’Antekamie était trop rapide et brutale. Elle lui en avait fait la remontrance, et avait alors vu le tryker changer, montrer une autre facette de sa personnalité qu’elle n’appréciait guère… cela n’avait duré qu’un bref moment et Ylang Hao avait préféré reculer : qu’il affirme ce qu’il veut, mais elle ne voulait pas être la cible de son ire. Gia’suki lui suffisait largement.

Ils étaient partis pour Avendale, et comme de juste, l’Antekamie était là aussi. En la voyant se précipiter sur elle, Ylang Hao avait donc paniqué, d’autant que tous les Drakanis n’étaient pas arrivés, et avait ainsi fait le mauvais choix : fuir dans la Loria.

Elle avait couru un long moment, utilisant le peu qu’il lui restait de réflexion au milieu de son affolement pour éviter la plupart des prédateurs, sans échapper à quelques coups de dents pour autant. Un instant, elle avait cru avoir semé Gia’suki, et peut-être les Drakanis aussi. Elle faisait ce qu’elle pouvait pour les accepter, mais ces trykers combattifs la mettait mal à l’aise et peut-être que la « mauvaise direction » s’appuyait aussi sur ce genre d’argument inconscient.

Résultat, Gia’suki l’avait rattrapé seule et loin de tout secours.

La guerrière avait pu jouer avec sa proie. Ylang Hao avait essayé de résister, mais que pouvait-elle faire ? Elle avait dû se plier à la volonté de Gia’suki, avaler le poison et subir son baiser.

Puis Jazzy était arrivé, Gia’suki l’avait lâché. Ylang Hao savait qu’à ce stade, l’Antekamie avait fini de s'amuser avec elle pour quelque temps, elle connaissait assez les pratiques antekamies. La kamiste était restée prostrée dans le sable un bon moment, avant de parvenir à se relever et à soigner Jazzy, jusqu’à ce que les autres Drakanis arrivent à leur tour. Le combat s’était déporté, mais Ylang Hao n’avait pas eu la force de les suivre. Elle s’était trainée jusqu’à la foreuse de la Forteresse du Tourbillon, à la recherche de la rassurante présence kamie. Le trépan oscillait et faisait vibrer le sol sans lui apporter de réconfort.

Perdue dans son désespoir, l’Initiée priait pour trouver comment s’en sortir. Il n’y avait plus de place dans son esprit pour son amour ou ses proches, seul l’impératif de se mettre en sécurité lui martelait les tempes. Loin de la Pourpre, loin des Antekamis, loin de Gia’suki. Elle s’était relevée avec une idée fixe en tête : demander protection au kami de la Loria.

Elle ne l’avait pas atteint. Cet Altar était réservé aux grands guerriers, et seule, elle n’avait aucune chance d’y arriver. À un moment, Jazzy l’avait à nouveau retrouvé, mais sa présence n’était plus qu’un fantôme dans le brouillard cérébral où la zoraïe se démenait. Grâce à lui, elle avait pu aller plus loin, mais étant incapable de suivre un plan complexe, les kinchers avaient eu raison d’eux.

Elle s’était relevée au vortex des Plages d’Abondances. Pourquoi là ? Sans doute un signe des kamis. Elle avait passé le vortex, toujours accompagné du tryker qui n’osait plus rien dire et qu’elle ne voyait pas vraiment. Le dessein de Ma-Duk lui avait alors semblé évident : puisqu’elle avait échoué à rejoindre le kami dans la lumière des lacs, alors elle devait demander au kami dans l’ombre des primes.

C’était reparti pour une longue course désordonnée. Si Jazzy n’avait pas été là, elle n’y serait jamais arrivée, et même comme ça, elle était trop perdue pour être suffisamment efficace. Il s’en était fallu de peu qu’ils ne meurent encore tous les deux. Jazzy essayait de la ramener à la raison, mais elle n’entendait rien. Ma-Duk voulait le kami de la Fosse aux Épreuves, cela avait du sens, et elle se soumettait à sa demande ; rien ne pouvait l’en détourner.

Jazzy l’avait laissé au téléporteur, après une pseudo-discussion où il aurait aussi bien pu s’adresser à un mur, tandis qu’elle tentait de se concentrer pour lui donner les réponses qu’il accepterait.

Elle n’avait pas l’intention de bouger de là, pas avant d’avoir repris son équilibre. Pourtant il y avait aussi le détail de ce que Gia’suki lui avait fait prendre. Ce n’était pas une drogue, elle en aurait ressenti les effets sinon ; son état était uniquement imputable à son épuisement et sa terreur.

Elle savait très bien ce que c’était. Elle en avait eu une bonne idée dans la Loria, à présent elle en était sûre, et cela la rendait vraiment malade d’angoisse.

Elle devait rentrer dans la Jungle. Tao Sian lui avait montré comment traiter le Fléau, elle pouvait s’en sortir si elle retournait chez elle rapidement. Mais Jen Laï était si loin ! Pas question de prendre un pacte dans cet état, elle ne pouvait pas mettre les Kamis en danger. Pas question non plus de passer par le Bosquet de l’Ombre, pour rien au monde. Quant aux autres chemins, ils étaient à peine moins effrayants. Il n’y avait cependant pas d’autre option.

Elle aurait pu envoyer un izam à Haokan ou Nikuya pour leur demander de l’aide, ou même à Jazzy s’il n’était pas définitivement fâché. Mais elle ne voulait pas qu’ils sachent. Elle leur avait fait assez de mal comme ça.

Avec un soupir, après une nuit à prier, elle se releva et se mit en route.]]>
Ylanghao
<![CDATA[Canillia Altae Di Sylengi homine aux doigts agiles]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/30323/39#206177 Tue, 15 Mar 2022 14:12:28 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206177 J'ai croisé Ser Jazzy à FairHaven cette semaine.
Il m'a confirmé le départ d'Eery.

J'espère que tout se passera bien pour elle.
Elle s'est embarquée dans une drôle d'aventure.
La chasse au dragon c'est pas ordinaire, même pour une Fyros comme Eeri

Apres notre rencontre,
Il semble qu'elle ai été fiévreuse plusieurs jours.
Cela n'étais pas prévu.
De même Elle semble avoir été plus agressive que d'ordinaire.
Si j'ai le temps il faudra que je creuse la question.

Elle faisait une salle tête après la remise de la commande.

Est-ce ma faute si elle s'est comporter en amateur.

Une professionnelle aurait examiné la dague avant de s'en saisir.
    Elle se serait enquise des systèmes de protections.
    Elle aurait exigé un mode d'emplois avant de toucher quoi que ce fut.
    Elle aurait demandée une démonstration.

Mais,
elle c'est comportée comme un Fyros se ruant sur un Barbecue gratuit à la fête du village et elle s'est brûlée.

Je ne suis même pas certaine qu'elle ai compris qu'en la marquant avec la Sève Noire je lui donne la possibilité de se faire reconnaitre comme une vrai maraudeuse.
Ainsi, les plus faibles ne s'y frotterons pas et les autres y réfléchiront à deux fois.

De toutes façons, je crains, ne plus pouvoir y faire grand chose...

Quoi qu'il en soit: Cela me confirme que les poisons sont des choses trop sérieuses pour être confiés à des amateurs.

Plaise à la Mère que je ne le regrette jamais...]]>
Canillia
<![CDATA[Les fables de Feinigan]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31745/9#206144 Fri, 11 Mar 2022 23:36:28 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206144 — Ça ne sert à rien que je reste ici. Ce n’est pas là qu’est ma vie.
— Ta vie elle n’est nulle part ! Elle est là où tu le décides !
— Yui ben là, je décide qu’elle est dans les lacs.
— Mais et moi ?
— Toi tu fais ce que tu veux. Je ne me risquerais pas à te donner des directives. Par contre je rends l’appartement à la fin du mois, donc tu devras trouver un autre endroit où stocker tes affaires.
— C’est parce que j’ai le double des clés, c’est ça ? Tu crois qu’un nouvel appart va m’empêcher de soutirer les suivantes au gardien aussi ?
— Comme si c’était des clés, tes trucs… Et je sais très bien que tu vas revenir squatter dès que tu en auras envie, baka.
— Ho, en fait, c’est une invitation ?
— Une invitation à m’aider à transporter mes affaires.

[…]

— Dis… tous ces habits… tu ne les mets plus.
— C’est des souvenirs.
— C’est du volume à transporter. Tu ne veux pas les donner aux réfugiés de la Jungle, plutôt ?
— *Soupir* Je t’ai déjà donné plein de choses.
— Là, c’est parce qu’il faut traverser les primes avec ce bazar. C’est pragmatique.
— Ukio, ukio. Ça va, je vais faire du tri. Né, lâche ces chaussures !
— Haha, mais je les reconnais… un de nos premiers contrats… Héhé… Aie ! T’étais pas obligé de me bousculer ! Ça va, je ne te touche plus à tes tenues. Hooooo où as-tu trouvé ce soutien-gorge ?
— À la roue. Tu as raison, je ne vais pas le garder, lui. Mets-le dans le sac des trucs à donner.
— Naaaan celui-là je le garde, je n’en avais pas comme ça. Je connais quelqu’un sur qui ça sera parfait.
— Si tu l’emmènes à la grosse, je te jure que je te découpe en tranche.

Un long silence.

— Fei ? Il s’est encore passé quelque chose ?
— An. Enfin, rien de neuf.
— On va changer d’air, ça te fera du bien.
— Ouais… mais bon, les lacs ? Tu détestes la région.
— Tu es interdit de séjour dans le désert, et je ne me sens vraiment pas prêt à survivre au pays matis. Donc, les lacs. De toute façon, je déteste toutes les villes, et tous les gens qui y sont. Alors là-bas ou ailleurs…
— La source cachée alors ?
— Né. Arrête de discuter et emballe les affaires !]]>
Feinigan
<![CDATA[The hidden amber cubes]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32078/1#206138 Wed, 09 Mar 2022 10:19:52 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206138
One of them, particularly, appears to be quite old! Could it be a variation, or perhaps an earlier source, of the legends we know today? I have transcribed its contents here as accurately as possible.

The creature that sleeps below Atys


What I have hidden away in this amber cube, and what you’re about to find out, is a story that in times long gone was passed down from generation to generation, across all of hominkind.

It was told that very deep underground, far below the deepest known tunnels of Atys where no homin has ever set foot, there exists the most beautiful paradise you can imagine. Lush forests with trees that no homin has ever seen before and giant lakes with water as clear as the sky on a summer day. Caves of such grand scale that the plants glowing on the ceiling appear as numerous stars as bright as the sun. Here sleeps the Creator of Atys, the source of its life.

When Atys was still dark and gray, when nothing was alive, when darkness was everywhere, from the heavens the Creator, the Life Giver, appeared. Wings larger than a Botoga tree, fearsome eyes that glow brightly in the darkness, a skin covered in scales of the darkest color, and claws the shape of a Bothaya. His breath, green as poisonous Yelk gas, spread to every corner of every tunnel down below; to every mountain top up high. The Sap started flowing through Atys.

From the seeds that were contained in the Sap, an enormous tree started growing. Its roots deep below the surface, its highest branches higher than the sky. The tree became the lands that provide us food, from it flowed the rivers and the water we drink.
From the seeds that were contained in the Sap, new plants were formed. From the smallest bushes in the desert to the highest trees in the forests.
From the seeds that were contained in the Sap, new creatures were born. Creatures we care for, and creatures that scare us. Creatures that have walked across all of Atys long before us.

The plants flourished and the creatures procreated, the Creator had used nearly all of his power. He went far below the deepest known tunnels, to the roots of Atys. He went to sleep.

Were anyone to awaken Him from this sleep, an uncontrollable rage would overtake His mind, bringing death and darkness. The destruction of Atys and all of the life it harbors.

Whether or not this story is true, nobody will ever really know. As for where the homins came from, who or what the Karavan and the Kami claim to be, and how the Kitins came into existence, those are all stories for another time.


I wonder who the previous owner of this apartment could have been!]]>
Kaetemi
<![CDATA[album photo]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32064/3#206125 Sun, 06 Mar 2022 19:08:06 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206125 Dorothee <![CDATA[Une demi fiole]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32069/1#206111 Thu, 03 Mar 2022 13:46:08 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206111 La sciure se déroba instantanément. Osrik tombait dans la crevasse qui se formait sous
ses pieds.
La chute était interminable, il heurtait les racines à mesure qu'il était aspiré par le sol de ce qu'il identifia tout d'abord comme les primes racines.
Il sentait la planète battre, ses racines mouvantes autour de lui, et cette descente qui n'en finissait pas.
Il laissa ses mains caresser les fines branches dans sa chute plutôt que de chercher à s’agripper, sans toutefois s’en étonner.
Le moment, singulier, s’imposait comme une évidence. Il était là parce qu’il y était.
Un instant, il se demanda à quoi pouvait ressembler le cœur d’Atys.
Bientôt les racines disparurent, si bien qu'il n'évaluait plus sa vitesse. Elle lui semblait bien moindre, ce qui était tout même reposant.
Son dos heurta une immense plaque grise, froide, brillante, sale d'une fine couche de mousse.
Elle se déforma sous l'impact, légèrement, avant qu'il ne la transperce. C'était la première d'une très longue série.
Il était maintenant propulsé dans des fractales de ses plaques qui s’enchevêtraient, et qui dessinaient autour de lui une gigantesque boule, à l'infini, comme une planète dont il allait bientôt rejoindre, de toute évidence, le centre.
Un dédale de panneaux gris, reflétant une lumière qui venait de nulle part et dont il transperçait chaque étage à toute allure, les traversant comme s'ils disparaissaient à son contact.
Il se trouva un moment étourdi par la vitesse et les formes à l'infini.

La chute prit fin brusquement pour le plonger dans un liquide opaque, poisseux mais doux.
Un liquide qu'il respirait, qui pénétrait chacun de ses pores.

Là, au milieu du vide à la fois épais et délicat Elle lui apparue.
D'abord sous forme de lueur imperceptible, puis, s'approchant, de plus en plus intense. Une chimère hominoïde.
"Tu n'es pas prêt."
La voix en prise directe avec sa graine de vie lui semblait faite de toute la bienveillance de la création.
"Tu es encore un enfant, tu ne peux pas trouver ce que ton esprit n'est pas prêt à recevoir."

Une seconde ou un an passa, son regard perdu et hypnotisé par la Lumière.

« Maintenant que tu es là, regarde »
Autour de lui trois faisceaux gigantesques apparurent comme d'immenses colonnes étincelantes qui s’enfonçaient et s'élevaient à l'infini, dégageant une puissance sans mesure, et une douce chaleur apaisante.

"Vois Sané, Naie et Meriae. Ce sont les piliers de ce monde, sur eux repose Ma Création et en leur sein le Repos.
"Tu les as vus si souvent sans jamais les reconnaître."

Doucement, rassuré par la Voix, Osrik bougea ses membres, dans un lente nage, pour se rapprocher d'un des rayons qui l'attiraient.

"Tu ne peux pas en atteindre un sans trouver les deux autres, et tu ne peux en trouver un sans guide."

Osrik songea:
- qui est le guide ?

"An, Maiur et d’autres que tu ne connais pas pourraient. Mais, trop impétueux, tu ne les a jamais cultivés."

A ces mots les trois faisceaux disparurent.
Le liquide se fit de plus en plus opaque tandis qu’une myriade de poussières noires se formaient autour de lui, s’agglomérant les unes aux autres pour former de petites entités qui s’approchaient doucement de lui. Dangereusement surtout, cela ne faisait pas le moindre doute.
Il pensa être dévoré par les esprits perdus. Pour en devenir un.
La chimère blanche vira au rouge, se disloqua en une centaine de petites sphères qui prenaient place autour de lui.
Des yeux, cette fois malveillants, là pour assister à son agonie.

La terreur s’emparait de tout son être; se matérialisant dans un spasme d’une violence inouïe qui aurait pû faire exploser chacun de ses membres. Ses hurlements restaient muet. De toutes ses forces il hurlait, une épouvante palpable, réelle, s'incarnait dans l'eau tout autour de lui. Pas le moindre son ne sortait.

Alors qu’il voyait les premiers agrégats toucher ses chairs l'entité réapparu pour venir l’envelopper dans une bulle de lumière. Elle le transporta à la surface à travers un tunnel fait d’une couleur qui n’existe pas sur Atys, jusqu’à le projeter au-dessus de la surface.
Lorsque la bulle disparu son corps n’était plus qu’un amas nuageux noir, flottant à une hauteur de Zorai et demi au dessus du sol.
Baissant son regard il aperçut Nikuya, Erenkyl et Mazeyum, penchés sur son corps inerte.
Erenkyl dagues en mains, les yeux fous, prêt à fondre sur le Zorai, soufflant mâchoires serrés :

- S’il meurt… tu souffriras tellement... fils de cute
- S’il meurt nous serons deux et tu seras seul, assena Nikuya.
- Oh ! tu te bouge ! Mazeyum ! Fais ton boulot ! criait le Tryker, serrant ses dagues de toutes ses forces
- Je n’ai rien à faire Erenkyl, ton Maître voyage, il est en train de se lier à quelque chose qui nous dépasse tous.
- Laisse-le travailler Kai’Bini, ponctua Nikuya.

Il observa la scène un instant, détaché. Il entendait les pulsations de la planète, de plus en plus forte, assourdissante, puis une voix.
« maintenant »

Il vit les yeux de son cadavre s'ouvrir et aspirer l'amas noir conscient qu'il était devenu.

Il était allongé dans l'herbe, le regard sur le Masque de Mazeyum.
il resta interdit un instant, se demandant ce que le grand Zorai faisait là.

- Alors ?

Osrik garda le silence de longues minutes

- Observe, Nikuya, comme le tour de l’œil s’est coloré de noir, c’est un signe que la sève noire est profondément implantée dans l’organisme.

La jeune Zorai se pencha sur le visage Maraudeur :
- Cela va durer longtemps ?

- Elle va probablement faire effet quelques jours, mais il devrait déjà pouvoir recommencer à parler… Je ne connais aucun drogué qui soit à son avantage en pleine crise. Enfin, bon…

- Comme c’est étrange, murmura Nikuya, fascinée.

Osrik, oubliant la présence de l’Alchimiste et de ses deux acolytes, se leva, défaillant sous le coup de l’ivresse, pour tituber jusqu’à son appartement

-Je dois te revoir tous les jours Osrik, pendant au moins une semaine

- Y retourner … la trouver ….]]>
Osrik
<![CDATA[La Lettre]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32068/1#206107 Tue, 01 Mar 2022 22:16:16 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206107
- Y pense que c'est le meilleur choix pour sul, ny-amn
- ney, tu as raison, et puis d'autres opportunités arriveront bientôt ...
- Oy, Lykos finira bien par reconnaître et marier sa fille illégitime, et sul connais déjà bien sa mère, un avantage certain.
- Certes, mais une fois qu'on entendra parler d'elle, les fyros finiront bien par faire le rapprochement, il n'a pas été très discret ; rien qu'au nom ...
- oh, tu sais, ça fait tant de cycles que je me balade parmi eux, et aucun n'a encore compris qui j'étais réellement. Enfin, à part toi, bien entendu.


Les deux fyros se blottirent l'un l'autre, et il serait fort malpoli de notre part de rester plus longtemps avec eux ...


Au petit matin, alors que les premiers raspals n'étaient pas encore réveillé, le feu n'était plus que braises dormantes, dans lequel on pouvait apercevoir quelques fragments de la lettre brûlée, où on déchiffrait encore les mots "ma", " prétendante ", "Aniro", " candidature".]]>
Husyrech
<![CDATA[Présentation des prétendantes]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32059/3#206058 Mon, 21 Feb 2022 21:43:31 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/206058 Tous savaient qu'Eleanide avait quitté depuis longtemps la forêt en allant vers le désert. Certains Karavaniers la toléraient, d'autres lui avaient tourné le dos. Pourtant, elle avait encore des amis à Yrkanis, des souvenirs, un passé qui ne la quittaient pas. Elle y avait vécu tant d'années qu'à chaque événement important pour la forêt, elle essayait d'être présente.

Un jour elle croisa Feinigan qui lui dit "hey la couturière , tu vas aller voir les prétendantes ? "
- prétendantes, du karan , il va encore se marier, ce vieux fou ?
- non du futur karin
- oh il va se marier ...euh... c'est quoi déjà son nom à ce jeune ? bref , non tu sais je ne suis pas bien vu en forêt ces temps-ci. Mais tu as piqué ma curiosité, je me demande quelle tenue elles vont porter. Tu crois qu'elles auront de jolies robes comme celle de Lea ?....
- tu es chanceuse avec ta peau blanche, tu peux passer pour une matisse. Mais, moi je suis ni noble, ni matis et pourtant je trépigne d'aller leur montrer qui je suis
- je risque d'être reconnue et refoulée..."
Elea cogita et se dit qu'elle irait camoufflée. Connaissant par coeur les uses et coutumes des matis, elle enfila une tenue d'apparât beige très matisse et posa une perruque et un chapeau tryker pour cacher le plus possible son visage. Elle s'arma de tickets de sort de trouble d'esprit qu'elle jeterait sur les homins qui pourraient la reconnaître.

Elle visita la 1ère noble matisse à la Rotoa non loin d'Avalae. La jeune matisse blonde était de nature, à priori, gourmande, douce, accueillante, et ouverte d'esprit. Elle parla de sa connaissance de la faune, de la flore et son intérêt pour la transmission des connaissances. Elle échangea même quelques mots de politesse avec Eleanide qui s'était présentée comme une jeune couturière et qui n'avait donc aucun intérêt. Eleanide, pour la remercier, lui proposa ses services de couturière afin de charmer davantage le jeune karin. Mais, la noble déclina l'offre en expliquant qu'elle attachait plus d'importance au contenu qu'au contenant. L'ayant fait avec tact , Eleanide ne fut pas blessée.

Elea se rendit ensuite à Yrkanis et entrevue une jeune noble matisse rouquine. Et là, catastrophe, Eleanide remarqua aussitôt sa tenue: une vestini verte. Eleanide était choquée de voir ce faux pas: la jeune noble portait la tenue officielle de mariage. Comment cette jeune matisse qui disait connaître les coutumes et se disait de haute noblesse , comment cette jeune ... qui traitait avec dédain les non nobles et les non titrés pouvait elle ignorer cette coutume ancestrale? Cette jeune noble tentait de faire croire qu'elle était sûre d'elle en évitant parfois les réponses et en parlant de sa passion pour le parfum. Etonnament elle ne s'intéressait qu'aux nobles matis et avait même maltraitée une homine officier de guilde. Courrait elle après le karim ou cherchait elle plutôt un mari pour voyager ?

Elea alla consulter la dernère noble, un joli minoi aux cheveux noirs. Elle semblait plus mûre que la précédente, plus sûre d'elle aussi mais quelque chose sonnait faux. Elle tenait important de voyager, de transmettre les coutumes et de convertir les non croyants. Elea était lasse de ce discours qu'lle avait maintes fois entendu.

Elea retenait des trois homines qu'elles voulaient voyager. L'une voulait transmettre la connaissance matisse; l'autre convertir tous à la Karavane et la dernière insistait sur le fait d'aller en Lacs pour répendre la parole de Jena. A chaque fois, Elea serra les poings et toussa. Aucune ne parlait d'amour ou de sincérité quand on leur posait la question "en quoi allez vous l'aider?" Elea songeait si jeune et déjà si formatée ...]]>
Eleanide
<![CDATA[Pour quelques frippos]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31470/20#205859 Fri, 04 Feb 2022 20:05:23 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205859
À croire que la théocratie s'était encore affolée pour pas grand chose, se disait Eeri. Ou plutôt, l'agitation récente chez les Antekami, l'empoisonnement de Jazzy par Gia'suki, la présence à Zora de ce Vao, tout semblait détourner l'attention des zorais. C'était un mal pour un bien pour la fyrette, elle pouvait se faire oublier. Sa présence à Zora ne semblait même plus émouvoir qui que ce soit, alors qu'elle avait essayé de venir en aide à Jazzy.

Quand aux drakani... Eeri se lassait doucement de l'incontrôlable et désespérante attirance de sa cheffe pour les gookies de Gia'suki. Ce qu'elle pouvait dire ne changeait rien. Ce qu'elle avait pu tracer sur ce morceau de parchemin, les relations entre les uns et les autres, tout se révélait plus compliqué à démêler et à modérer que prévu. C'était décidément une manie chez les drakani, fourrer leur nez là ou il ne faut pas, au grand dam d'Eolinius qui s'efforçait tant bien que mal de les garder dans un chemin moins tortueux. On ne change pas la nature des homins si facilement, de toute façon. Un gingo reste un gingo, et un yubo n'accouchera pas d'un shalah. Quoi que, ça pourrait être un défi de plus pour Mazé'Yum?

Mazé'Yum, tiens. Tout ça fut une aventure intéressante, au final.
Elle allait de nouveau avoir besoin de lui, pour quelque chose de bien différent. Plus question d'envoyer des bombes de goo sur des frippos et de travailler à des filtres.
Mais c'était une toute autre histoire. Une histoire de voyage, un très long voyage. Un voyage pour lequel il allait leur falloir des alliés partout, des supports inattendus. D'après Barmie Dingle, qu'Azazor et Eeri avaient rencontré quelques jours auparavant, il en allait de leur survie même.

Une toute autre histoire...



((( ...que vous pourrez lire ici )))]]>
Eeri
<![CDATA[Le prisonnier volontaire / Lettre à destination Sève]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32015/2#205775 Mon, 24 Jan 2022 14:47:29 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205775

Sage Sève,

J'ai malheureusement rompu ma promesse et quitté Zora, malgré ce que nous avions convenu vous et moi. Les gardes de la cité ont en effet laissé entrer Nikuya, qui a tenté une seconde fois de m'assassiner.

Ainsi s'achève donc ma détention. Sachez que si, par mon départ, je vais soulager les habitants et la garde de Zora de mon inquiétante présence, j'ai pour ma part beaucoup apprécié ces quelques saisons passées en compagnie des vôtres.

Si certaines des rares personnes avec qui j'ai sympathisé questionnent mon départ, convainquez-les de ne pas me chercher. Il en va de leur sécurité.

Merci pour votre confiance et votre accueil.

Vao
]]>
Kigan
<![CDATA[paya-lo]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31959/7#205755 Sat, 22 Jan 2022 00:12:41 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205755
Lui dire en chemin, voilà tout. Lorsque les nouvelles terres sont suffisamment loin derrière eux pour que rebrousser chemin ne soit plus une option.

Et comme si il ne s'en doutait pas !! Bon, il faut dire qu'ils en tenaient une sacrée couche, ce soir là. Les réserves de Lydix avaient bien diminuées, aussi. Mais quand même, une soirée pareille, on s'en souvient. Du réveil aussi. Surtout du réveil.

Lui dire en chemin, simplement. Azazor, mon p'tit fyros, ce dont tu te doutes, eh bien, c'est vrai. En plus, bon, il te ressemble. Un peu. T'façon, ça ressemble à rien au début, un bébé fyros. Quoi, tu ne te doutais de rien?

C'était possible, qu'il ne s'en doutasse pas. Il passait le plus clair de son temps à peaufiner ses cartes, tandis qu'elle s'occupait de l'aspect logistique. Il ne posait pas de questions lorsqu'ils se rencontraient pour faire un point, et pour leur entrainement. Traverser le couloir brulé, de nuit, sans aucun vêtement, tout en étudiant l'aptitude des kitins à les repérer, et en améliorant leur aptitudes à leur passer entre les mandibules. C'était, la plupart du temps, encore un petit peu douloureux.

Lui dire en chemin. Il est de toi, tu le savais. Tu n'es même pas venu le voir, parce que tu avais peur d'en avoir la confirmation, et de devoir assumer. Tu aurais pu, les appartements Thesos ne sont pas bien loin du bar.

En voilà une bonne solution. Ou alors, ne rien dire, jamais, du moins pas avant leur retour. C'était peut-être mieux.

En attendant, préparer. Se préparer, à toute éventualité.

Un mektoub de monte, chacun. Qui ne transportera rien d'autre que sa propre nourriture, en plus des fyros. Ça épargnera l'usure de leurs bottes un moment. Lorsque les mektoubs ne pourront plus avancer, il s'agira d'en faire un bon repas. Une armure lourde, des outils, une pioche. Quelques armes, de quoi fabriquer des amplificateurs et bijoux, ou des vêtements de bonne qualité. De la viande séchée, quelques fioles d'ocyx. Il va falloir rationner, et la shooki est trop volumineuse pour être emportée. Sauf peut-être un tonneau pour les premieres semaines. Rencontrer ce ranger, aussi.

Entre temps, écrire. Laisser un journal, le journal de sa vie de fyrette. Elle reviendra, afin de raconter, de vive voix. Elle reviendra. On ne sait jamais.

Laisser aussi une lettre, dans l'éventualité.
Une lettre, la plus importante de toutes. Une lettre destinée à sa fille disparue des années auparavant, et dont elle avait toujours remis les recherches à plus tard. Par peur de découvrir une vérité peut-être insoutenable, ou par fuite. Il n'y avait de toute façon que peu d'espoir. Toute sa vie, la fyrette avait oscillé entre ce sentiment d'impuissance, de deuil et de culpabilité, et cette espérance, cette certitude qu'un jour l'inimaginable se produirait.

Écrire. Et en attendant, fuir.]]>
Eeri
<![CDATA[Rapport d'un garde de la Théocratie]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/32008/1#205737 Tue, 18 Jan 2022 17:26:40 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205737
Le garde était quasiment sûr que son chef lui avait demandé ça pour se simplifier la vie sur son propre rapport. Ça, ou alors c’était une excuse pour le tenir loin des activités habituelles des gardes. Il avait entendu quelques rumeurs concernant son éventuelle mise en repos « sans limites de durée ». Comme si c’était de sa faute s’il était là chaque fois qu’une Antekamie faisait une connerie !

En transpirant beaucoup et en faisant de gros pâtés sur sa feuille, Wu Xong rédigea son rapport.

Extrait du rapport
Ce 8 Pluvia 4th AC 2616, j’étais de garde aux portes de Zora. Vers 16h, j’ai vu approcher une zoraïe avec le masque d’une antekamie, que j’ai cependant rapidement identifié comme étant Nikuya, reconnue par la Sage Sève elle-même comme étant une Initiée et zoraï-goo repentie.

Wu Xong s’arrêta soudain, saisi d’un doute. Il savait que Nikuya a une sœur jumelle, qu’il n’a jamais croisé. Et si c’était la sœur qui avait fait une mauvaise blague ? Ho le bordel, s’ils se mettaient à tirer à vue sur une Initiée qui n’est pour rien dans l’affaire… devait-il l’indiquer dans son rapport ?

Et puis toub. Que les grands pontes se débrouillent. Pour sa part, il était d’avis de commencer par taper d’abord tous les gookwais et de faire le tri par la suite. Et de droguer suffisamment ceux qu’on gardait en prison pour qu’ils se tiennent tranquilles. En fait, tous les mettre dans un trou et refermer derrière, c’était aussi un bon plan.

Luttant contre le mal de tête qui essayait de faire exploser son crâne, il reprit sa laborieuse transcription.

Extrait du rapport
Elle m’a fait signe d’approcher, me reconnaissant sans doute comme étant celui qui lui avait annoncé la disparition de sa mère.

Sale affaire, ça aussi, toujours non élucidée. Sève voulait libérer Gia'suki, et les gardes étaient d’accord : ne plus entendre cette sale ragus hurler aurait fait plus pour l’équilibre de la Théocratie que de la garder loin des civils. Mais des Initiés s’étaient opposés à sa remise en liberté, et ça avait traîné, encore et encore.

Et pendant ce temps qui se tapait les insultes et les horreurs de la grosse Antekamie ? Les gardes, dont Wu Xong. Il n’était pas le seul que ça rendait fou.

Puis Ma-duk (ou quelque chose d’autre…) avait décidé à la place des zoraïs. Un matin, en amenant le plateau repas à Gia'suki, Wu Xong avait trouvé la cellule déserte et arrosée de goo. À l’odeur, pas moyen de se tromper, c’était bien de la goo et non une imitation violette. Il avait déclenché l’alerte aussitôt et les gardes avaient passé la journée à ratisser Zora puis les Cités de l’Intuition, sans arriver à mettre la main sur l’évadée. Ils avaient fini par renoncer ; elle avait dû retourner dans sa tribu. Bon débarras.

Mais après cette journée pénible, alors qu’il pensait profiter d’une bonne pause au bar avant de rentrer chez lui, il avait croisé tout un groupe d’Initiés et de trykers qui lui avaient demandé des informations. La bande de nabots qui trainait dans le coin depuis l’assemblée… des espèces de délinquants modèle réduit, toujours à piailler comme des yubos mais plus pénibles que des gingos, se comportant en territoire zoraï comme en terrain conquis. Mais il y avait aussi des Initiés. Ukio, pas les plus fréquentables : Jazzy était aussi une demi-portion suspecte ; Nikuya avait le masque trop mutilé pour être honnête, et Ylang Hao… il avait entendu des trucs sur elle, qui incitaient plutôt à lui laisser le bénéfice du doute, mais elle trainait quand même avec des gens pas nets.

Ils avaient donc expliqué ce qui s’était passé, la disparition de l’Antekamie d’une prison pourtant bien close et surveillée. Sui'Deng, son stagiaire, avait laissé échapper un peu trop d’éléments. Vu les réactions de certains et en particulier de celle qui s’appelait Kyriann, Wu Xong aurait bien mis tout le monde au trou et avec une sacrée dose de thé de yelk pour voir ce qu’ils avaient à dire sur ce qui s’était passé. Il était sûr qu’ils n’étaient pas innocents. Sauf qu’il n’avait pas le droit de faire ça et les hauts gradés n’allaient pas se bouger, vu comme c’était parti.

Wu Xong secoua le masque, revenant au présent et à ce fichu rapport.

Extrait du rapport
Je me suis un peu écarté des gardes mais sans dépasser la limite règlementaire. Elle a sorti des médaillons de son sac. Elle a dit que j’étais le dernier sur sa liste. J’ai demandé de quoi elle parlait et elle a dit que j’étais sa proie. Comprenant qu’elle avait enfin décidé de montrer son vrai masque, j’ai commencé à reculer vers les collègues. Ils étaient trop loin pour avoir entendu.

Je me suis rappelé qu’elle était devenue très proche de certains Initiés. Je lui ai demandé ce qu’elle avait fait d’eux. Elle n’a pas donné de réponse précise et m’a attaqué. Les collègues sont arrivés un peu tard. L’Antekamie en a envoyé quelques autres aux Kamis. Le temps qu’on revienne de résurrection, elle avait disparu.

L’alerte a été transmise à toutes les villes. Nikuya n’est plus Initiée et s’est déclarée ennemie de la Théocratie.

Après vérification, l’Initiée Ylang Hao, qui devait veiller à l’acclimatation de la zoraïe-goo, a disparu depuis plusieurs jours. Aucun indice ne permet de savoir ce qu’elle est devenue et si cela a un rapport avec son ex-protégée.

Wu Xong hésita un peu sur la fin. Comment on terminait un rapport ? Il devait noter uniquement le factuel, ukio, mais est-ce qu’il ne fallait pas écrire noir sur parchemin les derniers détails ?

Re-toub. Il avait dit sa façon de penser au caporal. Ce qui, en y repensant, lui avait valu le privilège douteux d’écrire ce rapport.

Ouais, il n’avait pas besoin de préciser que dorénavant, les gardes des villes allaient tirer à vue sur tout ce qui ressemblerait à un masque abimé. Ça allait bien, ces histoires de pardon et de faire ami-ami avec les vilains hérétiques.

Si Sève voulait apprivoiser d’autres gookwai, qu’elle les parquent dans un enclos en dehors des villes. Ce n’était pas aux honnêtes initiés de supporter ces dégénérés…]]>
Wuxong
<![CDATA[En quête de soi.]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31938/2#205605 Sat, 18 Dec 2021 16:41:44 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205605 Il faut dire que l'esprit de Jazzy est malmené depuis quelques temps par la faute de cette vieille sorcière antékami.
Mais ce qui était certain, c'est qu'il n'avait jamais reçu la moindre nouvelle, ni de la guilde de Try, ni de la fédération, concernant sa requête. Il savait qu'il y avait déjà fort à faire entre les festivités d'Atysmas dans les lacs, la mise en place des alarmes pour maraudeurs... mais bon... Il allait essayer de s'en souvenir et d'en parler à Eolinius dès qu'ils se reverront.

En attendant, le Tryker avait trouvé certaines réponses à ses questions angoissantes qui le hantaient. Suite à ses rencontres et mésaventures, Jazzy savait qu'il n'y avait jamais de hasard sur atys, des vérités s'étaient offertes à lui.
Il etait rassuré d'avancer dans sa méditation mais effrayé de découvrir la nature, la culture et le passé aussi sombre que proposait la jungle. Comment pouvait-il savoir que le pays de la sagesse, de la tolérance et de la nature pouvait cacher un coté sombre et aussi démoniaque?

Le baiser pourpre...
Un cadeau de la tribu antekami que Jazzy méconnaissait...
Le résultat d'un entretien avec Giasuki la sorcière...
Les effets de la goo sur le corps homin...
La puissance de guérison de Tao Sian...

L'équilibre naturel se révélé à lui, pour obtenir quelque chose, il faut payer le prix d'une manière ou d'une autre...
Il devait rester auprès de ses nouveaux amis, pour supporter cet environnement encore inconnu malgré tout...]]>
Jazzy
<![CDATA[Cantique pourpre]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31939/7#205593 Wed, 15 Dec 2021 03:37:52 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205593
L’Antekami posa sa main sur le chapelet que lui avait offert Ylang Hao. Les billes chantaient au gré du galop de sa monture. Un jour pluvieux au bord des Eaux Paisibles, l’Initiée lui avait fait promettre de ne jamais lever sa main sur elle. Curieuse demande. Quelle victoire pouvait représenter un acte aussi bas de toute façon puisque l’homine n’était ni guerrière, ni mage. Si frêle, si fragile et pourtant... Nikuya avait promis et dans un petit coin de sa tête, sans en prendre pleinement conscience, elle avait aussi fait le choix de la protéger. 

Elle aimait l’emmener au temple pour qu’elle puisse prier ses démons kami, l’accompagner au marché, prendre le chai sous le jayazeng. Faire des choses qu’elle ne faisait pas avant, qui lui semblaient dénuées d’intérêt tellement elles étaient simples. Elle aimait contempler cette douceur infini sur le masque d’Ylang Hao.

L’Antekami s’enfonçait dans son rêve.]]>
Nikuya
<![CDATA[Antekami Kaze]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31166/8#205564 Tue, 07 Dec 2021 23:58:04 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205564
Mais les Antekamis refusaient de parler de Gia'Suki. Ils détournaient la conversation, comme le fait tout Antekami qui a un problème : avec force insultes et déclarations sans aucun rapport avec le sujet. Mazé'yum supporta cela environ une demi-heure, avant d'en choisir un à sa taille et de lui appliquer le contre-interrogatoire antekami typique.

Il détestait ce genre de bagarre stupide. C'était comme ça que ça fonctionnait, ici, mais il allait encore en sortir avec de la couture à faire. Quelques instants plus tard, une partie du camp était en train de se rouler dans la poussière, de se mordre, de se rouer de coups. Mazé'yum avait réussi à se concentrer sur un adversaire ; sa façon de se battre était plus méthodique que celle des autres, ce qui lui donnait un avantage.

Quand les choses se furent un peu calmées, la pression retombant, l'antekami malingre avait enfin rapidement expliqué ce qui se passait.

Gia'suki avait été emprisonnée par la Théocratie.

À mesure que les implications de cette perte s'imposaient à l'esprit de Mazé'yum, il sentait la panique le gagner. Gia'suki et l'enfant qu'elle portait étaient importants, extrêmement importants. Leur disparition était terrible. Pour les antekamis, qui perdraient une de leur meilleur leader et leur mère la plus solide ; pour les tribus pourpres, qui verraient l'affaiblissement d'une tribu dont le rôle était essentiel ; pour la Pourpre qui verrait ses plans mis à mal ; et enfin, problème bien plus grave, pour Mazé'yum lui-même sur qui tout allait retomber à un moment ou un autre.

Il fallait la faire sortir de là. Rapidement, avant qu'elle accouche.

L'Esprit était-il au courant ? Probablement. Elle avait peut-être des consignes. La priorité était de la trouver ; mais s'il ne tombait pas sur elle d'ici la fin du jour, alors il devrait envisager d'autres solutions.]]>
Mazeyum
<![CDATA[La langue bute toujours sur la dent qui fait mal]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31949/1#205530 Sat, 27 Nov 2021 17:00:49 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205530
Pourtant aujourd’hui, sa concentration est perturbée, sa tête est plongée sur les derniers évènements survenus dans les lacs. Accompagner le jeune tryker Teagin jusqu’à sa tribu natale n’avait pas été une mince affaire. Pas par le fait de devoir convoyer un très jeune homin problématique et en conflit sinon par l’impact de devoir être tristement témoin de l’acharnement dont il a été la proie. Sa famille Drakani a décidé de le soumettre à une incessante batterie de questions, un interrogatoire ridicule afin de lui soutirer des informations sur Eeri. Oui, se dit-elle: quelque chose ressemblant à un garde à vue très singulier. Il va sans dire que le jeune tryker à part de raconter des bêtises et des balivernes inspirait beaucoup de curiosité à sa famille, chose qui a bien déçu la fyros qui les a crus toujours plus intelligents. En plus, tout ceci ne faisait que soulever des suspections contre Eeri parmi les accompagnateurs présents. Des présupposés que ne faisaient qu’aggraver la réputation de son amie. Et pourtant, Meany avait promis...avait promis...

Subitement, Wixarika donne un furieux coup de poing sur la table. Elle connait bien son caractère intempestif et décide qu’il est hors de question de se présenter à la prochaine Assemblée des Cercles. Elle n’allait pas mettre pour l’instant son tout nouveau poste en danger. Le fait d’imaginer à devoir contempler certains homins s’ériger comme le vif exemple d’être au-delà du bien et du mal sur certains sujets, la corrode. Le tonnerre pourrait l’envahir et elle ne veut pas commettre si tôt la typique maladresse de débutante. Elle se doute aussi que la Théocratie n’oubliera pas d’aborder le sujet des derniers incidents dont Eeri et Mazeyum sont les points de mire. Comme eux, elle considère que si pour protéger l’existence des homins il va falloir aller jusqu’à l’illégalité, Wixarika ne vacillera pas une seconde. En ce qui concerne les sombres nouvelles du désert, Wixarika attendra le bon moment et l’endroit pour se manifester après en avoir débattu préalablement avec le notable et grand akenak Azazor.

Wixarika se lève de la chaise et se dirige instinctivement sur le portrait pendu dans le mur de la chambre et murmure avec un tendre sourire: Lylanea, ma paix.]]>
Wixarika
<![CDATA[Les réflexions d'un ambassadeur]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31931/2#205525 Fri, 26 Nov 2021 13:10:52 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205525 Even the dear ambassador Nilstilar usually so cordial and pleasant who takes a blow by a dynastic guard. Eolinius wondered where this madness was coming from, as it seemed to infect everyone.

As for the root of the problem, Eolinius could not believe it. The wise Sève was stubbornly focusing on Eeri when the real problem was elsewhere. Eolinius had tried to mention MazeYum's name, but no one had listened, as if he were protected by the theocracy. Even if he didn't always share his opinions, the only person who still seemed to have some sense was YlangHao. Like him, she had sensed that something much more important was being prepared in the shadows. The warning signs were there, but no one could see them. The recent agitation of the goo tribes was alarming, as well as that of the marauders. With no Fyro ambassadors present, no one had mentioned the attack on Pyr and the theft of a document from the imperial academy. But the link was there. The stolen document was about the gooified Timaris, Timaris that the black circle had sent into the desert on the Bakers tribe. Was there a link between the marauders and the goo tribes? And between all the goo tribes? The thread was tenuous but there was one: MazeYum!
Each time he had been in one of these tribes, even if he denied it and said he had nothing to do with it.

Eolinius was decided to continue the investigation, accompanied by the few Drakani who had still kept a little lucidity. Decidedly, he couldn't count on these awake and initiated, a bunch of lethargic .]]>
Eolinius
<![CDATA[le filira Ordre Alkiane]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31906/3#205474 Sun, 14 Nov 2021 20:47:54 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205474 Yshangsu <![CDATA[fyraï]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31405/8#205393 Mon, 01 Nov 2021 21:42:54 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205393 gey-zakünIl est en train de fabriquer une rondache quand elle surgit derrière lui en criant. Ce n’est pourtant pas une nouvelle façon de saluer. Elle est simplement surprise de le voir ainsi vêtu d’un simple pagne. Qu’à cela ne tienne, ce sera justement l’occasion de lui expliquer son prochain entrainement.

Cela lui est venu après avoir entendu Barmie Dingles, le nouveau guide ranger fraichement débarqué des anciennes terres, discourir sur le danger mortel qu’il y a là-bas, sans possibilité de ressusciter quand on meurt. En effet, dans les nouvelles terres, les homins se sont bien trop habitués à ne plus craindre de mourir et du coup à ne plus apprécier le danger à sa juste mesure. Lui-même jusqu’à il y a peu de temps, aimait expliquer aux autres que la manière fyros de foncer tout droit sans se préoccuper de ce qu’il y a devant était la meilleure manière d’avancer. La fameuse géométrie fyros de la ligne droite.

Seulement, il avait tort. Une telle façon de se mouvoir, dans les anciennes terres, et c’est la mort définitive assurée. Aussi doit-il changer sa façon de penser. Il doit penser feu. Le feu progresse sur ce qui peut brûler. Quand il a en face quelque chose qui brûle mal, il fait un détour. Pour avancer comme le feu, il faut faire de même, en remplaçant ce qui peut brûler par ce qui est sans danger. Avancer dans les zones de confort, loin de ce qui peut tuer. Mais l’armure, nos auras, ont tendance à nous rassurer. Il faut pourtant qu’il ressente la même peur qu’il pourrait avoir dans un environnement complètement hostile avec la possibilité de mourir pour de bon. L’idée lui est alors venue d’enlever ses vêtements et bijoux. Fragile, faible comme un jeune homin n’ayant jamais participé à aucune chasse ni aucun combat, il peut retrouver cette sensation qu’il avait eu en arrivant à Pyr lors de ses seize ans. Même les gingos autour de la cité l’effrayaient. Maintenant, tout juste représentent-ils un bruit de fond sans importance.

C’est donc conscient de ce biais qu’il a développé cet entraînement. La course dans le couloir brûlé, sans équipement d’aucune sorte, et sans auras. Pour commencer, il ne parle pas de l’absence d’auras à sa disciple. Cela viendra plus tard. Il ne faut pas trop la traumatiser.
Celle-ci est effrayée. Non pas par le danger, mais par l’absence de pudeur qu’il y a à courir ainsi peu vêtue. Qu’à cela ne tienne, après négociation, et avec l'aide de sa matis qui vient de débarquer et qui curieusement apprécie le principe de l’entraînement, ce sera en légère de qualité médiocre, sans gants ni bottes. Les homines et leur pudeur...]]>
Azazor
<![CDATA[Mère et fils]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31369/4#205392 Mon, 01 Nov 2021 12:30:22 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205392
Infiniment plus confortable que la mousse humide des Primes.

Il fait beau, elle savoure pleinement la lumière sur son masque. Simple moment de bonheur, à remercier les kamis de l’avoir sauvé encore une fois, à prendre des forces pour les jours qui s’annoncent.

En se retournant vers la tour, elle remarque un zoraï en train de somnoler dans un coin. Un instant la terreur la saisit, persuadée qu’ils l’ont déjà retrouvée ; et puis elle reconnait le zoraï en question et son cœur bondit de joie.

Elle s’approche avec douceur, s’assoit à côté de lui, attentive à ne pas briser son sommeil brutalement.

— Ari'Kami.

Elle adresse une prière de gratitude aux Kamis dans ce simple mot du taki.

Elle scrute son masque. Même ainsi, endormi, il n’est pas serein, serrant les poings. L’ombre qui plane sur lui voile sa lumière.
— Ho, Wa'Laï, guzu, murmure-t-elle.

Elle a compris quelque chose, là-bas dans les ténèbres, à discuter avec les filles de Gia'Suki. Mais comprendre ne suffit pas à réparer. Elle a commis tant d’erreurs, et ses tentatives pour remédier aux problèmes ont conduit à des maux encore plus grands. Si seulement prier pouvait tout arranger. Mais à défaut de changer vraiment le monde, la prière apaise. Par habitude, elle cherche son chapelet, puis se rappelle que cela fait partie des nombreuses choses que les Antekamis ont gardées avec eux.

Son fils se réveille en sentant sa présence à côté de lui. Clignant des yeux dans la lumière matinale, il met quelques instants à se remémorer où il est et pourquoi il s’est endormi dans un endroit aussi inconfortable. Puis il voit sa mère et le changement sur son masque est fulgurant :
— Mi !!!

Un instant, un très court instant, il fait mine de l’enlacer, avant de se reprendre. Ylang Hao elle-même hésite, esquisse un mouvement, puis renonce à son tour. Ils sont là, ils sont ensemble : cela doit suffire. Elle voit passer sur le masque de son fils sa joie de l’avoir retrouvé, son inquiétude pour ce qu’elle a dû vivre, sa frustration de ne pas pouvoir la serrer dans ses bras, ses questions qu’il ne formulera probablement pas, et une étrange expression de honte qui le pousse à baisser le masque. Mais sous tout cela, il y a une colère sourde, ce qui effraie Ylang Hao plus que tout. Il n’a pas de raison d’être en colère à l’instant présent.

Ils s’installent sur le ponton. Il y a des choses à dire, même s’ils prendront sans doute beaucoup de temps pour les exprimer. Elle remarque comme il reste vigilant, surveillant tous les homins qui s’approchent. Finalement c’est lui qui commence :

— Pourquoi les lacs ?
— Je suis sortie de ce côté, je n’ai pas vraiment eu le temps de choisir. Ils m’avaient emmené dans les Primes et pris tous mes pactes, toutes mes affaires. Je n’ai pas voulu risquer de les recroiser en allant au Vortex du Bosquet de l’Ombre, ni traverser cette région ensuite.
— Ça n’a pas dû être facile d’arriver ici.
— Les Kamis m’ont aidé.

Manière élégante de dire qu’elle n’a pas échappé à tous les torbaks… mais qu’heureusement cela ne signifie pas la fin du voyage.

— Comment as-tu réussi à t’évader ?
— J’ai eu de la chance. Les Kamis veillent sur moi.

Haokan grogne, sa colère flamboie un instant, mais il se retient de dire quoi que ce soit sur le sujet. Ylang Hao choisit ses mots pour raconter son histoire. Cela lui brise le cœur de mentir à son fils, de devoir se comporter avec lui comme elle l’a fait avec les Antekamis, mais il n’est pas en mesure de bien réagir à certains détails :
— Il y a des Maraudeurs qui patrouillent dans les Primes. Ils attaquent tout le monde, même leurs alliés. J’ai profité de l’occasion pour m’esquiver.

Elle voit la façon dont il sert le manche de sa hachette avec fureur, et précise :
— Ce n’est pas la peine d’aller attaquer leur camp, cela ne changera rien.
— Le tour viendra aussi, répond Haokan d’une voie glaciale qui épouvante sa mère.
— La vengeance ne résout jamais rien. Et puis leur assaut m’a aidé, tu n’as pas de raison de leur en vouloir.
— Bien sûr, ricane Haokan. Ils ont tué les Antekamis, puis t’ont détaché et escorté aimablement jusqu’au vortex, sans doute. Peut-être même qu’ils t’ont soigné !
— Né. Bien sûr que ce n’était pas ça. Ils se sont contentés de tuer tout le monde sans distinction. Mais je suis libre, fii. C’est tout ce qui compte.

Il grogne, mais n’ajoute rien. Où est son fils doux et souriant, qui disait que les kamis n’ont soif que d’amour et que cet amour devait s’étendre à tout le monde ? Comme il a changé en quelques années…

— Fii, il y a plus important. J’ai parlé avec eux, durant mon enlèvement, je sais ce qu’ils veulent. Enfin, ce que veut Gia'Suki, surtout.
— Je me contrefiche de ce qu’elle veut. Elle va payer pour ce qu’elle a fait.
— Né ! Cela suffit ! Arrête ça !

Ylang Hao élève rarement la voix, et son cri est plus terrifié que grondeur. En d’autres époques, cela aurait cependant suffi à calmer son fils. Pas cette fois :
— Toi, arrête ! Cette situation dure depuis trop longtemps ! Après tout ce qu’ils t’ont fait, ils n’ont jamais été inquiétés, et ils peuvent se permettre de t’enlever encore aujourd’hui et… Jia ? Tu veux les laisser partir avec la bénédiction de Ma-Duk, pour qu’ils recommencent encore ? C’est leurs drogues qui te manquent ?
— Comment peux-tu dire ça ???

Ylang Hao se tait avant de dire des sottises, et Haokan se tait pour ne pas déverser toute sa rage. Il sait très bien ce qu’il va faire ; cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas été aussi sûr de lui. Gia'Suki avait fait la plus grosse erreur de sa vie, mais il pouvait presque l’en remercier : cela avait balayé tous ses doutes.

Ylang Hao finit par retrouver le courage de parler :
— Fii, je t’en prie, écoute-moi.
— Je t’écoute, Mi. Mais je ne veux pas entendre d’appel à la fraternité. Pas avec ces gens, pas venant de toi.

Un vertige la saisit. Comment faire ? Les plans de l’Antekamie semblent impossibles à arrêter. Seule, elle n’y arrivera vraiment pas.
— Ukio. Pas d’appel à la paix, alors. Mais j’aimerais te demander deux choses. En premier, je souhaite retourner dans la Jungle.
— Pour te faire capturer encore ?
— Parce que c’est chez moi, et ce n’est pas négociable. Je me suis exilée durant des années pour fuir les Antekamis, je suis lasse qu’ils décident de ma vie. Ma place est parmi les zoraïs et les Kamis, et je veux servir la Théocratie. Si tu m’aides à retourner à Jen Laï, je serais heureuse, mais sinon je me débrouillerais.

Haokan grommelle, mais n’envisage tout de même pas de kidnapper sa mère à son tour pour la garder dans un endroit plus sécurisé.
— On va rassembler un peu de monde pour t’accompagner. La route est dangereuse.
— Ari'kami. Le second point… Je ne suis pas d’accord avec toi. La Théocratie a agi. Elle a emprisonné une bonne partie des Antekami Kaze, elle avait même attrapé Ezek. Elle m’a aidé à briser les chaines qui m’entravaient et m’a permis de fuir. Sans les gens de la Théocratie, les choses auraient été bien pires. Donc, je vais demander une réunion des Cercles. Nous allons trouver une réponse collective au problème.
— Depuis le temps…
— Je ne veux pas entendre de critique sur les zoraïs. Tu n’es pas Initié, c’est ton choix, mais dans ce cas, ne te mêle pas des affaires de mon pays. Si tu veux te battre contre des Antekamis, fais-le quand la Théocratie sollicitera l’aide de tous pour ça.
— Et pendant ce temps je les laisse continuer à enlever et attaquer les gens ?

Ylang Hao secoue le masque. Elle n’aime pas ce qu’elle doit lui dire, mais il faut absolument qu’il arrête. Elle s’oblige à être aussi dure que possible.
— Ils n’ont enlevé personne depuis des années. Ils ne recrutent même pas tant que ça. Ils étaient calmes avant que tu ailles les voir, aussi calmes que des Antekamis peuvent l’être. Et s’ils m’ont kidnappé, c’était uniquement pour t’atteindre, toi. Ce sont tes actions qui m’ont mis en danger.

Haokan accuse le coup, plus durement que sa mère ne l’avait envisagé. Un instant son masque se fissure, elle entraperçoit le petit Nati qui essaie de toujours bien faire, puis sa colère flamboie à nouveau et il s’écrit :
— Évidemment, ça va être ma faute !
— Pour cette fois, tu as ta part de responsabilité. J’en ai aussi. Tu veux un laï-le Ban ?
— Certainement pas !
— Alors tu attendras l’avis de la Théocratie avant d’agir. Sinon, je demanderais un mandat d’arrêt contre toi en pays zoraï.

Cette déclaration finit d’achever Haokan :
— Jia ????
— Tes actions mettent tout le monde en danger. Tu ne veux pas écouter ce que j’ai à dire, ce que j’ai appris, lao. Tu es grand. Mais je reste ta mère, et je ferais de mon côté tout ce qui est en mon pouvoir pour te protéger. Tout. Y compris t’enfermer au temple pour éviter que ton histoire avec les Antekamis ne détruise tout.

Haokan se relève, détournant son masque pour qu’elle ne puisse plus le voir. Elle se sent mal. Elle aimerait revenir sur ce qu’elle a dit, lui demander pardon. Mais elle sait que c’est ce qu’il faut faire. Elle voudrait lui dire…
— Fii…
— Je dois rester ici pour veiller à ce qu’ils ne te reprennent pas, la coupe Haokan d’une voix pleine de tristesse. Je verrais si des gens de la Lune Éternelle et de Bai Nori Drakani peuvent me relayer. Dès que possible, nous te ramènerons dans la Jungle, comme tu le désires.
— Fii…
— Je ne veux rien entendre de plus. Je ferais ce que tu demandes. Mais je ne veux plus te parler.
— Fii…
— Je vais respecter tes demandes, eny pacty, ne me parle plus.

Ylang Hao se tait, immensément triste. Elle contemple le dos de son fils qui refuse obstinément de la regarder. Enfin elle secoue le masque, essuyant ses propres larmes, et retourne à l’appartement qu’on lui prête.]]>
Ylanghao
<![CDATA[Passé douloureux]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/27510/16#205249 Mon, 11 Oct 2021 21:50:30 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205249
[HRP]Le rêve précedant[/HRP]]]>
Siela
<![CDATA[La chasse au dragon]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31861/1#205201 Sat, 02 Oct 2021 19:21:28 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205201
— Alors, demande-t-elle de sa voix rauque, qu’est-ce que tu en as pensé ?
— J’ai bien cru que tu allais le virer. C’était une technique fyros ?
— Une astuce de vieille dame. Il faisait le malin, on aurait dit… un tryker ! J’ai vérifié qu’il avait bien du sang fyros dans les veines.

Son interlocuteur soupire :
— J’aurais eu l’air fin si vous aviez sorti les haches, repeint la forge en rouge, et refusé de vous revoir.

Elle ne répond rien. Elle se demande ce qu’il aurait pu faire, si cela avait tourné au vinaigre, tout en étant certaine que lui-même n’en sait rien. Pour réfléchir plus à son aise, elle sort de sa poche une pipe au bois poli par des siècles d’usage, qu’elle bourre d’un mélange de sa composition puis qu’elle allume. Son acolyte l’observe faire des ronds de fumée un moment, avant de reprendre :
— J’aimerais bien voir où son chemin le conduira, celui-ci. Parfois, je me dis que c’est juste un fyros comme les autres. Mais il y a ce petit truc dans le regard, certaines choses qu’il peut dire… Oui, j’aimerais bien qu’il emprunte la route de fyrak.
— La prochaine épreuve risque d’avoir raison de lui.
— S’il ne réussit pas quelque chose comme ça, ça ne sert à rien de l’emmener plus loin. Quand on chasse le dragon, il faut s’attendre à croiser pire qu’une gentille petite kizarak et sa paisible cour des Nouvelles Terres.
— Les kitins blancs, hein ?
— Et d’autres choses. Il y a vraiment des trucs bizarres dans les entrailles des Primes.
— Cette épreuve reste tout de même difficile, pour un apprenti.

Le jeune homin éclate de rire :
— Surtout avec moi dans les pattes ! Je ne vais pas lui simplifier la tâche.
— Au moins, tu ne rechignes pas à t’impliquer.
— Ho, je ronchonne autant que possible. Mais cela fait partie du plaisir.

La fyros tire encore quelques bouffées, avant de changer de sujet :
— Tu penses que nous aurons de nouveau des sacrifices ?
— Tu l’espères ?
— Je n’espère rien. J’ai vécu trop longtemps pour croire que quoi que ce soit peut arriver. Mais je me souviens d’autres Chasseurs. Certaines questions amènent certaines réponses. Je ne sais pas si celui-là fera couler des fleuves de sang dans l’espoir de réveiller fyrak, mais puisque tu es impliqué, je n’en serais pas forcément surprise.
— Les sacrifices… C’est rigolo un moment. On kidnappe, on tranche des gorges, on se fait poursuivre par tout le monde, et on finit soi-même par nourrir de son sang le sol qu’on a auparavant imbibé de celui d’innombrables victimes. Très surfaits, les sacrifices, à mon avis. Même si on utilisait tous les homins encore vivants, je parie que cela ferait à peine frémir la paupière du Grand Dragon. Et avant ça, on aurait les Puissances qui s’en mêleraient. Tu imagines un peu le coût en résurrection, si on sacrifie à la chaîne ?
— Autrefois, les sacrifiés ne revenaient pas.
— Autre époque… et autres histoires. Il n’y a pas assez d’homins pour que les Puissances les laissent crever bêtement. Tous ceux qui peuvent être ramenés le sont.

Ils se taisent à nouveau, repensant à cet étrange fyros aux yeux rouges. À qui iront ses loyautés ? Chacun d’eux sait que le jeu est dangereux. La fyros est prête à prendre le risque : à son âge, on ne craint plus grand-chose, et les incendies qui ont forgé sa vie ont laissé leur trace. Elle ne faisait qu’attendre la fin avant que ce petit fyrakiste vienne la trouver ; ce qu’il lui propose lui donne une dernière occasion de voir avancer la quête d’une vie. Quant à lui, il a embrassé depuis longtemps une existence de feu et de flammes, et rien ne le fait plus vibrer qu’un risque inconsidéré. Peut-être que leur recrue est un fou qui les trahira dans sa quête de puissance, ou pire, un infiltré qui tente de détruire les derniers initiés de ce monde.

Quelle importance ?

Quand on commence à chevaucher le dragon, on perd le contrôle de sa destinée, et seuls ceux qui l’acceptent peuvent apprécier le voyage.]]>
Xymolaus
<![CDATA[Enquête sur les Kamis]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31522/3#205194 Fri, 01 Oct 2021 18:09:17 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205194
Il ne pourrait jamais être à la hauteur des véritables kamistes. Il y avait des gens mille fois plus compétents que lui pour faire ça. Il avait attendu durant des mois, essayant de trouver quelqu’un qui saurait mieux répondre à cette tâche que lui. Mais personne. Ce genre de chose ne semblait pas intéresser grand monde à présent. Lui-même se demandait à quoi bon… En fait, sans l’enthousiasme immodéré de cette trykette, et sans l’air de plus en plus las de son chef, il serait probablement en train de ruminer son spleen dans un coin du pays zoraï.

Mais en attendant que le Vide décide de tous les avaler, il fallait faire son devoir de bon kamiste. C’était finalement la seule chose qu’il savait faire. Ça et se battre. Pas très bien, dans les deux cas, mais c’était toujours mieux que rien. À force d’essayer, il progressait tout de même, à une allure d’escargot.

Il avait tenté de ne rien laisser transparaître de tous ces doutes dans les affiches qu’il collait dans les capitales. Il espérait aussi qu’il y aurait, à ce rendez-vous, un peu plus de kamistes que juste lui et Lorlyn…
"Affiches posées aux étables des capitales"
Vous vous posez des questions sur les kamis ? Vous voudriez en savoir plus ?

Retrouvons-nous le 12h - Holeth, Winderly 30, 3rd AC 2615 aux Chutes mystiques, pour un échange autour de notre religion. Les curieux sont bienvenus, tant qu’ils se montrent respectueux des lieux et des personnes présentes.

Il avait longuement hésité sur la dernière phrase. D’un côté, se retrouver uniquement avec des kamistes aurait été plus confortable. Mais cela risquait de filtrer beaucoup de monde, et il y avait quelques non-kamistes qu’il appréciait bien. Il n’y avait aucune chance que l’un d’eux vienne, mais peut-être que des gens bien viendraient quand même et aideraient à ce que l’échange soit intéressant. Il aurait aussi bien écrit qu’il virerait à coup de hache le premier trublion qui viendrait critiquer les kamis, mais il soupçonnait que cela aurait attiré les amateurs de combat… or il voulait juste une discussion au calme. Il fallait espérer que tout se passerait bien.

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Haokan
<![CDATA[Un évènement princier]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31823/5#205082 Mon, 20 Sep 2021 08:02:00 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/205082
Elle découvre avec horreur la blessure infligée à la Filirae plante.

Elle se demande qui peut avoir oser une telle infamie .

Elle décroche l'épingle avec une infinis délicatesse, s'excusant auprès du Noble végétal.
Elle entreprend de soigner la plaie en maudissant le "Bestia" qui a osé ce sacrilège.

Puis, finalement, elle lit le "torche fondement".

la Nindën fronce les sourcils:

"....adventices!!! comment ose-t-il traiter les Filirae Matissae du royaume de mauvaise herbes...."

l'homine déchire un pacte pour se rendre rapidement au palais afin d'y remettre le document et rapporter qu'un individue a osé blesser la Rotoa d'Avalae

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Canillia
<![CDATA[L'étude des symboles ou la symbologie.]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/30274/6#204933 Sat, 04 Sep 2021 12:12:16 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/204933
Pyphollo a pu lui transmettre, lors d’une discussion fertile, ce que les membres de l’Académie Impériale ont pensé de ses précédents tomes sur la symbologie. Entre l’accueil plus ou moins mitigé aux quolibets ouvertement hostiles (notamment de beaucoup d’étudiants bien nés, quand lui venait des basses classes laborieuses), on ne peut pas dire que ce soit un franc succès. Mais qu’importe, cette discussion avec l’archiviste lui a été fortement utile. Il lui manquait de la matière pour appuyer ses propos, ce qui est chose faites, notamment avec cette fameuse tablette de Sulyrus.

La théorie qu’il a élaborée est bien plus cohérente qu’autrefois. Il y a encore des zones d’ombres bien sûr, mais sa théorie de la symbologie forme maintenant un tout explicatif du monde. Azazor espère que ce quatrième tome aura plus de reconnaissance auprès des érudits. Il prend soin de fournir un exemplaire auprès de la N'ASA en plus de la bibliothèque impériale.

L'étude des symboles ou la symbologie - tome 4]]>
Azazor
<![CDATA[Carnet de route n°3 / Road book n°3]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31769/1#204887 Wed, 25 Aug 2021 12:59:15 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/204887 Sparàn juice with a few drops of Shooki, which was much more suitable for this time of year.

He took a new notebook, wrote number three on it and then turned the first page, applying himself to write the title of his new study: The Weapons of the Karavan.
Eolinius shrugged, thinking that Kyriann was going to say that he had reverted to his earlier whims while in training with the Silan Rangers. But he had long been intrigued by the Karavanists and their strange weapons. He had spent long periods of time in the Karavan enclave of Silan, seemingly nonchalantly waiting for someone who never came. As the Karavaniers did not use their weapons without reason, he had to provoke fate by going without being noticed to poke the caprynis who passed by, then come back whistling and prepare his device to lucio to catch the Karavaniers in the act. He wondered how he hadn't been caught spying yet, especially the day he'd had to hide his lucio device in a giant gingerbread to get close to the Karavan officer. They must have thought he was crazy. On another occasion, he had hung his camera on an izam in the embassy to get a view of the whole scene.

He intended to deposit his results in the Federation archives but was more reserved about contacting the FISHES centre. Although it was a Tryker research centre, its members had been in the news lately and not on the best of terms. The engineer Be'Arroy Arty sent to filter well water in the Fyros Hinterland was found after more than a decade with the Zorais, along with Emmen O' Banon, who also disappeared and was found in the jungle working on Goo. Also, until recently, the story of Orphie Dradius who was contacted just before her strange death in the kitin's lair by Be'Laroy Tepsen. It was getting to be a lot. There was also the N'ASA, Eolinius should perhaps say a word to them, he sometimes amused to hear the other scientists speak about their studies. However, he was also a bit dubious about the follow-up and what happened to their results.

Eolinius shrugged once more and began to write his report.















*To see also

the old road books of Eolinius:

Road book n°1
Road book n°2

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Eolinius
<![CDATA[La chasse à la grenouille blanche]]> https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=topic/view/31659/1#204511 Thu, 24 Jun 2021 22:51:18 +0000 ROLEPLAY https://forums.ryzom.com:443/index.php?page=post/view/204511
D'abord dans tous les trous d'eau des Nations, puis dans certaines mares des Primes... pas de grenouilles blanches, même s'il avait trouvé des choses étranges et probablement monnayables.

Il avait fini par faire le tour des Académies, à la recherche d'un expert en grenouille. Il avait eu des recettes pour blanchir des peaux de grenouilles (ce qui n'était pas applicable aux grenouilles vivantes), des explications de pourquoi une grenouille pouvait être blanche, des probabilités sur la chance d'en croiser une vivante et naturellement blanche... mais rien qui lui aie permis d'en attraper jusque là.

Il se souvenait des mots du vieux zoraï qui fumait la pipe à l'extérieur du temple :
- Les grenouilles ordinaires, brunes ou vertes, représentent l'élan vital, l'amour libre de toute entrave, passager et éphémère. Les rouges symbolisent l'amour interdit, la passion dévorante et cruelle qui laisse des vies brisées. Les blanches sont l'expression d'un amour si pure et si rare qu'il en est presque impossible.

Il lui fallait au moins ça. Il lui fallait un élevage de grenouilles blanches, même : c'était évident qu'il y avait des dappers à se faire avec ça.

Puis il avait croisé Loustik au bar, et la demande de l'étrange homine (mais était réellement une homine ?) avait résonné avec sa propre quête. Le cheminement vers le pardon devenait de plus en plus tortueux dans les machinations de Feinigan. Il en était sûr et certain : les grenouilles blanches allaient tout réparer. Il suffisait d'en trouver.

Il y avait quelques mares des Primes qu'il n'avait pas encore visité, à cause de la faune féroce de ces lieux. Il n'était plus aussi habile qu'autrefois, il le voyait bien : trop de temps à boire des bhyr et traîner au bord de l'eau avait émoussé son sens de l'observation. Ça lui ferait du bien de jouer à cache-cache avec les patrouilles kitins.

Et s'il ne trouvait pas de grenouille blanche ici non plus, il irait soudoyer un scientifique pour arriver à décolorer des grenouille sans qu'elles en meurent. Après tout, ça ne devait pas être aussi compliqué que de rendre des plantes intelligentes.]]>
Feinigan