NOUVELLES OFFICIELLES


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#1 Reporter | CiterMultilingue 

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Créateur de l'event : Équipe Ryzom
Genre de l'event : Events HRP
Niveaux concernés :Tous. Certains événements demanderont d’être en équipe.

Dates de l'event : Du 18/12/2021 au 05/01/2022 inclus.
Lieu de rendez-vous : Village d'Atysoël et partout sur Atys

Homins concernés : Tous.
Synopsis : Atysoël est là avec son ambiance et ses événements magiques !
Pour en savoir plus : Programme détaillé & Roue du Gubani Fortuné


#2 Reporter | CiterMultilingue 

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Récompenses « Elfe ou Grinche ? »

L'événement « Elfe ou Grinche ? » est terminé, et les gagnants sont les Elfes !

Si vous avez participé à ce jeu en tant que Grinche ou en tant qu'Elfe, n'oubliez pas de venir chercher vos récompenses !
Pour cela :
— allez dans l'Arène de Silan ;
— cliquez sur la statue géante en son centre pour consulter l'état du jeu ;
— cliquez sur les verrous pour recevoir vos récompenses individuelles ;
— Elfes, cliquez sur le bonhomin de neige en pied pour recevoir la récompense finale.



Joyeux Atysoël à tous !

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Tamarea
Ryzom Team Manager
(FR / EN / ES)

tamarea@ryzom.com

#3 Reporter | CiterMultilingue 

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POÈME, par Elke


Routes et marché désertés,
Toutes demeures muettes, illuminées,
Je vais, pensive par les allées,
Tout, cette nuit, paraît gai.

Les baies pieusement décorées
Par les homins de jouets colorés,
Maints petits homins éveillés,
Debout, regardent, extasiés,
Si merveilleusement excités.
Et quand je sors de la cité
Vers les champs et les prés,
Noble scintillement, frisson sacré !

Ce monde est si vaste et quiet !
Les étoiles s'enroulent aux cieux
Quand de la solitude enneigée
S'élève comme un chant merveilleux -
Ô, beau temps d'Atysoël !

#4 Reporter | CiterMultilingue 

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CONTE, par Kyriann

Il était une fois dans la jungle de Zoran, un très très vieux gibbaï. De base, les gibbaïs ne sont pas très beaux mais celui-là était devenu fort minable. Son poil n’avait plus rien de noir et il en avait tellement perdu qu’il paraissait tout maigre et échevelé. Ses moustaches qui avaient été longues étaient tordues et ressemblaient à un tire-bouchon. Ses griffes étaient toutes cassées et incapables de déchirer quoi que ce soit. Il passait ses journées accroupi, à rêver sur le grand guerrier qu’il avait été, accompagnant Gibbakya lui-même.

Un jour le chef de la tribu vint le trouver :
« Osco, tu es une bouche inutile, tu ne nous apportes plus rien. Je te chasse de la tribu !
— Quoi ?? rugit Osco en essayant de se redresser de toute sa taille. Tu me chasses ? Ton père n’était même pas chef que j’étais déjà le guerrier le plus accompli de la tribu. C’est moi qui lui ai tout appris. Et toi, minable avorton, tu voudrais me chasser ?
— Justement, tu es vieux et plus personne ne te craint !
— J’ai le droit d’être mis à l’épreuve pour prouver que je suis un membre utile ! Alors donne moi une épreuve à ma hauteur ! »
Le chef réfléchit un moment et hocha la tête.
« Voilà ton épreuve. Tu dois nous rapporter la tête d’un petit homin, prouvant par là que tu es encore un grand chasseur.
— C’est comme si c’était fait ! »
*se redresse et se frappe la poitrine des poings*

Osco connaissait la jungle comme nul autre. Il se faufila sans encombre jusqu’à un camp de trykers.
Pas question de s’en prendre néanmoins à ces gardes armés. Mais il savait que, autour des camps, il pourrait trouver des individus esseulés. Et effectivement une de ces petites créatures, avec de la fourrure blonde sur la tête, se promenait sans arme. S’approcher en jaillissant de derrière un arbre était une tactique qu'Osco avait souvent employé quand il était jeune. Les petits étaient alors saisis d’effroi et il n’avait plus qu’à les assommer de ses longs bras pour les voir tomber, et les ramener au camp.
Osco se mit en position attendant que le blondinet se rapproche et au bon moment, il jaillit de derrière l’arbre en montrant ses griffes.
Mais rien ne se passa comme prévu. Le blondinet, après un temps de surprise, se mit à rire et esquiva sans problème les bras sans force de Osco.
« Ahahaha ! Mais tu es ridicule ! C’est quoi ces quatre poils gris sur ton crâne ? Et ces moustaches… »
Osco était humilié au plus profond de lui. Il lança encore ses griffes vers l’avant mais sans plus d’effet que de redoubler l’hilarité du tryker.
Et quand le tryker commença à sortir une pique des plus perçantes, Osco baissa la tête et s’éloigna rapidement, semant facilement son poursuivant grâce à sa connaissance de la jungle.

Le chef attendait son retour :
« Alors, cette tête ?
— Tu n’as cherché qu’à m’humilier en me donnant une épreuve trop facile pour moi. Va chercher ta tête tout seul et donne moi plutôt une épreuve digne d’un grand guerrier. »
Les yeux du chef devinrent encore plus rouges alors qu’il se retenait de hurler sur le vieux guerrier.
« Très bien, je te donne une autre chance. Ton épreuve cette fois te conduira à affronter la magie qui blesse. Ramène nous un la tête d’un magicien pour prouver ta valeur de combattant et de magicien.
— C’est comme si c’était fait ! »
*se redresse et se frappe la poitrine des poings*

Osco se souvenait d’un endroit près d’une ville homine où des porteurs de masque venaient méditer au pied d’une cascade. Pendant que le masque méditait, il serait facile de se rapprocher assez pour le geler d’un sort de froid.
Par des sentiers que lui seul connaissait, il arriva près de la cascade. Une grande bleue y était assise, seule, sans défense. L’occasion semblait presque trop belle.
Se dressant de toute sa hauteur, il laissa partir le sort de froid. Mais le sort sembla ricocher sur la grande bleue qui ne bougea pas. Osco recommença encore et encore mais sans plus de succès que la première fois. N’y tenant plus, Osco se dirigea vers l’homine bien décidé à avoir sa tête malgré tout. Mais un tout petit craquement de végétation la fit tourner la tête vers lui.
« Est ce toi, petit gibbaï, qui fait tout ce bruit qui gêne ma méditation ? Viens t’asseoir avec moi et ne fais plus de bruit ! »
Et sans plus se préoccuper de lui, elle reprit sa posture détendue.
Osco, abasourdi, vint s’asseoir au pied de la cascade sans trop comprendre pourquoi il obéissait à cette voix si persuasive.
Le charme ne fut levé que quand des cris d’alerte retentirent appelant à l’aide. Des masques arrivaient en nombre et Osco ne sut que s’enfuir alors que la Sage se levait, retenant les armes.

Le chef du camp ne cacha pas sa colère :
« Tu es vraiment un incapable, Osco ! Mais comme tu as été un pilier de notre communauté, je te donne ta dernière chance ! Rapporte moi la tête de Zoran et tu seras nôtre à jamais.
— C’est comme si c’était fait ! »
*se redresse et se frappe la poitrine des poings*

Mais comment trouver la tête d’une entité qui n’existe pas ? Osco commença par errer sans but un moment dans la jungle qu’il aimait. La solution de l’énigme se refusait quand même à lui. L’épreuve était difficile, il ne pourrait pas en réclamer une autre. S’il n’y arrivait pas, il devrait quitter sa tribu. Des soupirs puis des sanglots montèrent en lui au fur et à mesure que l’astre du jour devenait plus sombre et orangée. Il ne savait rien des coutumes homines et fut donc très surpris en voyant apparaître devant lui une fée d’Atysoël.
« Je suis la fée d’Atysoël. Tous se doivent d’être heureux pendant ce temps de fête. Je ne peux pas te laisser pousser des sanglots pareils. Que puis-je faire pour te faire plaisir ?
— Tu ne peux rien pour moi ! Il me faut la tête de Zoran mais Zoran n’existe pas alors je ne peux pas avoir sa tête. »
Et Osco recommenca à gémir de plus belle.
*geint*

« La tête de Zoran ? Mais Zoran est partout ! Puisqu’il n’a pas de tête, il ne te reste qu’à la créer toi même ! Tu vois que je pouvais faire quelque chose pour toi ! »
Et la fée disparut.
Confectionner la tête ? L’idée plut aussitôt à Osco. Il connaissait assez d’endroits où trouver des écorces, des lianes, des fleurs, des fruits, tout ce qu’il fallait pour créer Zoran en entier.
Tout le reste de la nuit, il traversa la jungle en long et en large. Et au matin, il tenait dans ses mains la tête de Zoran. Oh elle paraissait bien un peu hirsute et avait de grandes moustaches mais on y sentait toute la vitalité de Zoran un matin de printemps quand la sève est sur le point d’éclater.

Quand Osco présenta la tête de Zoran au chef, ce dernier se prosterna et accepta Osco pour toujours dans la tribu.
Et c’est un peu de cette sève de Zoran que vous pouvez trouver sur les bijoux de Gibbakya.

Original

Dernière édition par Maupas (il y a 5 mois). | Raison: FR page layout

#5 Reporter | CiterMultilingue 

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NENNORAE, par Lutrykin


Il était une fois, bien avant que la Karavan fonde l'Eglise de Jena et permette aux homins de revivre, une jeune Matis.
Sa peau était d'une blancheur de neige immaculée qui faisait ressortir ses traits fins et sans défaut. Sa chevelure noire et ses lèvres rouges parachevaient ce chef-d’œuvre de la nature. Sa blanche peau l'avait faite surnommer Alekin-Nennorae. Le Karin était alors proche de sa période de floraison et tous les yeux se tournaient vers Alekin-Nennorae.

Mais elle avait aussi des ennemis.

Parmi les autres prétendantes, Dame Chiabre était la plus vile et ne reculait devant rien pour devenir Karae. Dame Chiabre possédait un miroir magique qui désignait sans se tromper l'homin adéquat quand on l'interrogeait. Le plus grand plaisir de Dame Chiabre était de se regarder tous les jours dans le miroir et de lui demander :

« Miroir, mon beau miroir, qui est la plus belle ? »

Pendant longtemps, le miroir n'avait reflété que son visage. Mais à présent, elle voyait apparaître la peau blanche et lumineuse d'Alekin-Nennorae. Les jours passaient et toujours le miroir montrait la jeune Matisse. Dame Chiabre fit alors appeler en secret la garde en qui elle avait le plus confiance. Elle lui promit de la faire devenir maîtresse des espions royaux dès son arrivée au pouvoir en échange de la disparition d'Alekin-Nennorae.
Et peu de temps après, la garde kidnappa Alekin-Nennorae et l'emporta loin, là où la forêt était la plus sombre. La jeune Matisse comprit que sa dernière heure était arrivée mais sa fierté de Matis lui permit de regarder la garde en face. Sous ce regard qui la fixait et cette beauté si désarmante, la garde ne put aller jusqu'au bout.
Désignant le cœur de la forêt, elle lui dit :

« Cours loin ! Dans cette direction. Des rumeurs disent qu'on y trouve d'autres homins. Pars et ne reviens jamais. »


Alekin-Nennorae se mit à marcher, s'enfonçant toujours plus profondément dans la forêt sombre. Après quelques jours de marche, elle trouva une petite hutte où tout était beaucoup plus petit que ce qu'elle connaissait. Sur une petite table, il y avait sept petites assiettes avec sept petits verres et sept petits couverts. Alekin-Nennorae avait très faim. Elle goûta une bouchée de chaque assiette et but une gorgée de chaque verre. Puis elle se coucha dans l'un des sept petits hamacs et s'endormit.
Au soir, les habitants de la maison revinrent : sept petites personnes amusantes qui passaient leurs journées à forer de l'ambre et d'autres matières. Quel ne fut pas leur étonnement en voyant que quelqu'un avait mangé leur repas et bu leur byrh. Des chamailleries commençèrent à éclater mais le plus petit éleva la voix leur rappelant un des principes qui guidait leur vie : le partage. Et chacun se contenta de sa part.
Puis vint l'heure de se coucher… La stupéfaction qui les saisit en voyant Alekin-Nennorae est difficile à décrire. Jamais ils n'avaient vu une homine avec une peau si blanche, des cheveux si noirs et des lèvres si rouges. Ils restèrent là, aucun n'osant s'approcher de peur de la réveiller en sursaut. Ainsi, lorsque Alekin-Nennorae ouvrit les yeux peu après sur ces petits homins, elle se demanda si elle ne rêvait pas. Leurs questions la bousculèrent un moment mais l'entrain et la bonne humeur de ses hôtes charma bientôt la fugitive. Chacun à son tour raconta son histoire et elle apprit que ces petits homins étaient des Trykers et qu'ils vivaient dans une région lacustre qu'ils aimaient explorer à la recherche de nouveaux matériaux à extraire leur permettant de construire de nouveaux objets.

Alekin-Nennorae avait trouvé un nouveau foyer.

Sa fierté de Matisse ne la retint pas d'apprendre à tenir leur maison et le soir, quand les Trykers rentraient, ils s'asseyaient tous autour du feu, se racontaient des histoires tout en buvant un peu de byrh. La vie était belle. Mais, loin de là, lorsque Dame Chiabre demanda à nouveau au miroir qui était la plus belle, celui-ci répondit :

« Dame Chiabre, vous êtes la plus belle ici, mais Alekin-Nennorae qui vit au-delà de la forêt, chez les Trykers, est mille fois plus belle que vous. »

Le visage de la dame se déforma sous l'effet de la colère et elle échafauda un nouveau plan pour tuer Alekin-Nennorae. Puisqu'elle ne pouvait faire confiance à personne, elle décida d'agir elle-même. En bonne Matisse, elle connaissait les poisons, comment les préparer et comment les utiliser. Aussi, sur des salins si rouges que personne ne pourrait y résister, elle appliqua le poison le plus virulent qu'elle connaissait. Puis, déguisée en colporteuse, elle se mit en route vers Trykoth à travers la forêt profonde.

Alekin-Nennorae vit la colporteuse venir à elle sans méfiance et lui offrit son hospitalité sans reconnaître sa rivale sous le grimage. Et c'est sans arrière-pensée qu'elle prit avec reconnaissance les salins qui lui rappelaient son enfance heureuse. Mais quand elle mordit dedans, sa graine de vie s'éteignit et elle tomba morte. Dame Chiabre savoura son triomphe et lorsqu'elle interrogea à nouveau son miroir le soir venu, c'est son propre reflet qu'elle put de nouveau admirer longuement. La tristesse des Trykers en trouvant la belle homine sans vie fut immense, mais malgré toute leur ingéniosité, ils ne purent déterminer la cause de sa mort. Comme la beauté d'Alekin-Nennorae perdurait même dans la mort, ils la placèrent dans un cercueil d'ambre qu'ils déposèrent sur une colline à la lumière des étoiles, sous la surveillance de l'un d'eux.

On aurait dit qu'elle ne faisait que dormir.

Pendant ce temps, le Karin voyait se rapprocher un mariage avec Dame Chiabre et cela le poussait à prolonger de plus en plus ses promenades en mektoub, dans l'espoir retrouver celle qui avait volé son cœur. Un soir, alors qu'il s'était enfoncé très profond dans la forêt, il vit une lueur trembler à la lumière des étoiles sur une colline au loin.
Alekin-Nennorae était là, allongée dans son cercueil d'ambre, plus belle que jamais. Un petit homin semblait la veiller prêt à la défendre contre tout et tous. Le Karin leva la main en signe de paix :

« Je viens en paix. J'ai cherché Alekin-Nennorae si longtemps. Pouvez-vous me dire ce qui s'est passé ? »

Le tryker raconta la joie de l'avoir côtoyée et la peine de l'avoir perdue.

« Mon amour pour elle sera plus fort que la mort. Jena saura nous réunir. »

Son amour était pur et sa peine immense. C'est alors qu'Elle arriva et posa la main sur son épaule.

« Ta peine est grande, tout comme la beauté de cette homine. Jures-tu de la chérir ?
— Oui ! Oh oui, je le ferai. Je jure de la protéger et de ne jamais lui faire manquer de rien.
— Alors… Qu'il en soit ainsi ! »

Une main se leva au-dessus du cercueil d'ambre durant quelques secondes, puis s'abaissa et disparut.

Alekin-Nennorae ouvrit les yeux et sourit au Karin.

Et quand Dame Chiabre ce soir-là demanda au miroir qui était la plus belle, il répondit :

« Alekin-Nennorae est mille fois plus belle que vous et à jamais. »

Une présence sembla se superposer alors à l'image d'Alekin-Nennorae… avant que le miroir n'explose en milliers de morceaux.
Le karin épousa Alekin-Nennorae sous les feux d'artifice des Trykers et ils furent heureux jusqu'à ce que Jena les rappelle à Elle.

Original

Dernière édition par Maupas (il y a 5 mois). | Raison: EN typo

#6 Reporter | CiterMultilingue 

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GRATITUDE, par Lylanea

Lylanea s'incline brièvement devant les invités rassemblés pour la Veillée des contes d'Atysoël avant de prendre la parole.

« Comme chaque année, nous nous sommes réunis ici pour célébrer la Fête de la Bénédiction. Mais qu'est-ce que cela signifie ? Que signifie la Fête des Bénédictions pour nous, les homins ? »

Lylanea sourit.

« La tradition dit que c'est un moment pour se souvenir des années sombres que nos parents et grands-parents ont passées en exil… que de nombreux homins passent encore en exil.
Certains ont passé ce temps dans des grottes sûres, profondément enfouies dans l'Écorce. D'autres, comme tous ceux qui nous rejoignent aujourd'hui, ont passé leur temps à fuir au loin sur la surface de la Grande Plante. Survivant seulement grâce à leurs propres force, courage et intelligence, jusqu'à ce qu'ils rencontrent ceux qui leur ont indiqué le chemin pour venir ici. Beaucoup d'entre nous ont trouvé une place ici, dans les Quatre Contrées. Certains cherchent encore cette place. Mais chacun finira par trouver sa place.
Pour moi personnellement, la Fête des Bénédictions est temps de réflexion, où je mesure à quel point je peux être reconnaissante d'avoir trouvé tout ça. Ces pays, ces homins. Ceux qui m'ont accueillie un jour et avec qui j'ai passé de nombreuses années heureuses. Jusqu'à ce que je la quitte. Ceux qui ne sont plus parmi nous et ceux qui marchent encore sur les sentiers de l'Écorce. »

Lylanea a l'air un peu triste mais sourit bientôt à nouveau et reprend :

« Ces homins qui m'ont soutenue pendant mon exil volontaire et m'ont montré de nouvelles voies. Mais, aussi, ceux qui m'ont accueillie à mon retour ici. Qui ont pris le temps de me connaître et m'ont laissé le temps de les connaître. Ceux qui m'acceptent avec tous mes défauts, ceux qui m'accordent leur amitié et ceux que j'ai appris à aimer. Certains moins, d'autres plus (clin d'œil à Wixarika). Je suis reconnaissante à tous ceux-là. »

Après une courte pause, Lylanea reprend :

« Avant de poursuivre notre veillée, j'aimerais vous demander : de quoi êtes-vous reconnaissant aujourd'hui ?
— Pour moi, c’est d'être avec vous pour savourer ces histoires ! répond Kyriann.
— Des homins et homines qui m'ont aidé, dit Ogmios.
— De pouvoir faire le plein d'histoires, encore un soir ! s'exclame Wieny.
— De la gentillesse qui émane de cette planète et surtout de ce que j'ai appris de certains homins, ajoute Wixarika.
— Oh oui ! Écouter et partager des histoires parfois drôles, parfois pleines d'enseignement, renchérit Lutrykin.
— La joie d'avoir pu parcourir cette merveilleuse boule de racines pendant de nombreuses années, dit Ryzyinshi en souriant largement.
— Je suis reconnaissante pour la flamme qui brûle dans le foyer ! » conclut Ledania.
— Eh bien, cela devrait suffire… Merci pour ces mots. »

Lylanea donne, pour finir, son propre sentiment :

« Je suis moi-même reconnaissante de ce que j'ai pu apprendre de vous et de ce que je vais encore en apprendre.
Je suis reconnaissante de l'amitié et de l'affection que je reçois de vous chaque fois que nous nous rencontrons.
Je suis reconnaissante à tous ceux aux côtés desquels j'ai eu l'occasion de combattre notre ennemi commun à tous.
Je suis reconnaissante pour chaque sort, chaque bandage, chaque fleur et chaque potion qui m'a aidée à me remettre sur pied.
Je suis reconnaissante pour chaque sort et chaque coup d'épée qui a abattu un ennemi et m'a ainsi sauvée de la douleur et de la mort.
Je suis reconnaissante aux homins des Quatre Contrées de les défendre, de les maintenir en vie et de nous permettre d'exister ici.»

Un temps.

« Sans vous, les Quatre Contrées n'existeraient pas. Mille fois et de tout cœur : merci. »

Lylanea s'incline respectueusement.

#7 Reporter | CiterMultilingue 

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FONTE, par Wieny

Nous étions en train de nous réchauffer autour d’un feu de camp, quand Gyaz'Alt le devin vint s’asseoir à nos côtés.
Comme souvent, il avait abusé des racines de psykopla, et après quelque temps passé à écouter nos récits, il se mit à raconter une de ses visions.
Une histoire peut-être vraie, ou peut-être pas… Tout dépend de votre confiance dans ses prophéties.
Voici ce qu’il nous conta ce soir-là.

« À cette époque-là, règne sur les Matis un roi au cœur de glace.
Il est si froid que l’ambiance à la cour est polaire.
Et que ses sujets se montrent frileux à l’idée de rire et de vivre.
La reine désespère de ce mari hivernal.
Elle fait venir jongleurs, conteurs et amuseurs pour réchauffer l’ambiance.
Mais rien n’y fait, il n’y a jamais le moindre sourire sur les lèvres glacées de son royal époux.
Pire, il prend l’habitude de faire couper la tête de ceux qui tentent de le dérider.
Et bientôt, ne souffle qu’un vent solitaire dans le palais déserté.
Rien de grave, car à cette période comme aujourd’hui, la Karavan ramène les raccourcis.
Mais qui apprécie de se faire ainsi remercier ?
Arrive alors du désert un ardent conteur fyros.
La démarche flamboyante, les yeux brûlants d’une flamme rieuse.
Rien ne peut tempérer son enthousiasme à conter à la table royale !
Il commence une première histoire, dans un style haut en couleur.
Et miracle…
Le roi ne lui coupe pas la tête.
La reine et les courtisans lui font signe de continuer !
Alors il conte, encore et encore, jusqu’à ce que le jour se lève.
Nuit après nuit, devant le roi qui doucement se dégèle, il raconte.
Il enflamme, il embrase, et avec toute sa passion bouillonnante.
On voit peu à peu le Karan s’illuminer.
Dans le Royaume tout le monde revit.
On chante, on danse, on crie : il a souri !
Le cœur du Roi n’est plus de glace, le conteur fyros l’a réchauffé. »

À ce stade du récit, Gyaz'Alt se tut, comme si tout était dit.
Je lui fis remarquer que ses visions du futur manquaient d’une chute pour se prétendre conte ou chronique.
Pas besoin de voir l’avenir pour trouver une parabole zoraïe…
Il secoua le masque, comme navré, et me répondit :

« À quoi bon raconter la colère brûlante de la Reine lorsqu’elle comprit l’affaire ?
Quel intérêt de narrer la fuite du Karan et de son conteur loin du triste trône d’un royaume éteint et d’un couple sans amour ?
Tout ce qui compte, comme dans toute bonne histoire, c’est tout ce qui n’est pas dit.
Et pour ton Atysoël, cela suffit : tout finit bien, et le printemps revient ! »

Original

Dernière édition par Maupas (il y a 4 mois).

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